Le
Varroa
Date
de dernière révision:
31/08/2011
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De nombreux
ouvrages et sites internet parlent du Varroa ainsi que quelques
recherches scientifiques.
J'ai souhaité créer cette page pour dresser mon constat d'études
personnelles et vous faire part de mes recommandations. En effet,
pendant mes années de débutant, j'ai trop longtemps sous-estimé la
puissance destructrice de ce parasite, croyant ci ou là qu'il ne
servait à rien de traiter car l'abeille devait faire face et se
défendre seule. D'autre part, n'étant pas un adepte des
traitements (chimiques), je faisais plus ou moins confiance à la
nature, mais je reconnais aujourd'hui que ce laxisme de ma part
était en très grande partie à la genèse de mes pertes de colonies.
Aussi, je vous encourage à ne pas commettre les mêmes erreurs
et ne pas suivre ceux qui disent qu'ils ne traitent pas ("Faites
ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais" en quelques
sortes) car il s'agirait d'une attitude irresponsable et si
aujourd'hui l'abeille traverse une époque très difficile, nous
avons pour devoir de l'aider dans ce monde que nous avons, nous
humains, dégradé bien souvent au nom d'une soit disante biodiversité générée par une science avide de diriger l'agriculture mondiale.
Varroa est un
arachnide (4 paires de pattes); il fait partie de la famille des
gamasides acariens. Le Varroa n'est pas un insecte (3 paires de
pattes). Sa taille varie de
1/4 de mm à 3/4 mm
Observations
Personnelles
J'ai observé
et assisté au microscope (x1000) à la naissance de bébés
Varroas. Bien protégés sous la carapace de la mère, ils
sont plusieurs dizaines. Leur bouche très développée
ressemble à une foreuse de tunnel. ils sont dotés d'un
genre de tentacule 5 fois plus long que leur corps qui va
leur permettre de s'agripper aux poils d'une abeille de
passage afin de la squatter. Mais ils peuvent tout aussi
bien élire domicile sur la même abeille que leur mère.
La durée de vie d'une "larve de Varroa" isolée
de toute source d'alimentation est de 8 jours à 20°. Il
semble qu'il y ait une forme de léthargie au-delà dont
elle peut sortir sous certaines conditions, ce qui
expliquerait sa survie dans les alvéoles du couvain et sa
résurgence après traitement. |

Abeille morte avec son Varroa |
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Il est connu que le
varroa joue un rôle important dans la disparition de l'abeille.
Certes, on ne peut pas l'incriminer dans le CCD (entendez Colonie
Collapse Disorder - ou syndrome de la disparition de l'abeille)
Bon nombre d'apiculteurs pensent que les abeilles en général
parviennent à résister contre ce prédateur, mais que le
traitement devient indispensable que lorsque la colonie commence
à s'amenuiser. L'argument avancé étant qu'une ruche forte résiste
mieux.
Je suis d'accord et
pas d'accord avec ce point de vue car ce n'est pas parce qu'une
ruche (colonie) est faible qu'elle est attaquée par le varroa
mais que le varroa a affaibli la colonie qui était forte parce
qu'il prolifère plus vite que le cycle de renouvellement des
abeilles. Pour meilleure preuve de ce que j'avance, considérons
le cas d'un essaim naissant. Il n'y a pas plus fragile et faible
que ce type de mini colonie ! Si l'on devait donner raison à ces
apiculteurs, il ne serait plus possible de multiplier les
colonies. Malheureusement, dans le monde des apiculteurs, c'est souvent celui qui a parlé en dernier qui semble avoir raison et l'apiculteur débutant ne sait plus qui croire tellement les avis sont différents voire, opposés et c'est l'une des raisons qui m'a poussé à développer ce site (du reste, si vous souhaitez que je traite un sujet en particulier, faites moi-en part !).
En revanche, Que sait-on sur la compensation du nombre d'abeilles
nouvellement nées par rapport au nombre d'abeilles décimées
dans ce même temps par le varroa ? Il est souvent dit que " Une colonie
forte sait résister au varroa" oui et non.. mais pourquoi ?
Quand la colonie est "malade" elle réagit comme le
corps humain qui fait de la fièvre et qui par cette manière
d'agir tue les microbes pathogènes.
La colonie d'abeilles sait faire un coup de montée de fièvre à
l'intérieur de la ruche pour se débarrasser du trop plein de son
prédateur. Il est indispensable pour cela qu'elle soit nombreuse
et populeuse. Mais alors pourquoi deviendrait-elle faible ?
L'apiculteur a toujours traité ses colonies en fin de saison afin
de ne pas contaminer le miel et ne pas perturber ses colonies car
la plupart des produits de traitement sont des produits chimiques
qui laissent des traces.
Pour ce qui me concerne dans mon élevage, dès lors que je
constate la présence de varroas sur les abeilles, j'effectue un
traitement "flash" à l'AF (Notez Acide Formique) même s'il s'agit d'une de mes colonies mères
qui sont fortes de nature. Il est incroyable de constater la chute
d'un paquet de varroas dans les vingt quatre heures qui suivent.
Quelques jours plus tard, je constate que la colonie traitée
reprend de la vigueur et redevient populeuse. Je n'attends plus qu'une colonie soit affaiblie pour la traiter.
Par précaution, et bien que l'AF soit un produit naturel synthétisé
(CH2O2),
je retire la ou les hausses si la colonie en question en possède).
En réalité, je la laisse sur place par dessus le couvre-cadres
de façon à ne pas être atteinte par les vapeurs du traitement
d'une part, et, d'autre part, pour m'éviter d'avoir à
transporter les hausses et les stocker même provisoirement.
Lors de traitements acaricides, ce n'est pas le Varroa qui devient
résistant puisqu'un traitement efficace l'éradique de l'abeille,
D'autre part, les abeilles ne vivent pas assez longtemps pour
s'accoutumer aux traitements. Je penche plutôt pour l'explication
suivante:

Photo C.NICOLLET
Varroa, ce minuscule petit acarien de la taille d'une
chiure de mouche dont la carapace rappelle une forme de
crabe |
Après
un traitement efficace, il reste toujours quelques
abeilles porteuses de Varroas notamment chez les mâles au
stade embryonnaire.
Des larves de Varroa peuvent être en squat dans des
cellules, principalement les cellules à mâles mais aussi
dans de nombreuses cellules femelles. Une
dizaine d'entre elles suffit à réactiver le cycle de
reproduction et d'infestation de la colonie. Souvenez-vous
de mes quelques lignes plus haut: Un bébé Varroa peut
vivre plus de huit jours à 20° et 2 à 3 semaines dans une
température humide de 32°. J'ai fait
l'expérience de doubler les doses d'acaricide sur 5
colonies infestées. Le résultat est identique au
traitement classique mais j'ai perdu une reine dans l'une
des colonies test. (Traitement effectué sur la base
d'acide formique ). En répétant le traitements (aussi
bien 8 que 15 jours plus tard), on diminue ce risque mais
on ne l'éradique pas à 100% de toutes manières bien que
le résultat du traitement soit particulièrement
efficace.
Ce type de traitement doit impérativement être effectué
à deux périodes de l'année:
-1/ avant les premières miellées de printemps quand il
est constaté la présence de Varroas sur plusieurs
abeilles.
-2/ De suite après la dernière levée de miel, avant le
nourrissement. On s'accorde à dire.. Dès lors qu'il n'y
a plus de bourdons, bien que je ne partage plus totalement
cet avis |
L'acide
Formique dans le traitement contre le varroa:
Beaucoup pensent que l'acide formique
fait partie des traitements chimiques non recommandables.
En réalité qu'en est-il ? Parmi tous les traitements
disponibles sur le marché (il reste un des plus difficiles
à utiliser, mais très certainement l'un des plus naturels et proches de l'équilibre de l'écosystème de base). D'une part, son très fort dégazage par des
températures au-delà des 18° incommode l'apiculteur,
d'autre part, ce n'est pas un produit facile à doser du
fait de son évaporation et de ses fortes émanations dues à
l'hydrogène. Troisièmement, il est un peu plus compliqué à l'utilisation car il requiert une opération de comptage à un moment très précis.
En effet, comparativement aux bandelettes du commerce, où il suffit de les introduire dans le corps de ruche, et de les laisser agir un certain temps, le traitement à l'acide formique requiert une certaine disponibilité de votre part pendant la phase de traitement si l'on veut que celui-ci soit efficace et ne doive rien au petit bonheur la chance. Alors pourquoi se compliquer la tâche ? Pour ce qui me concerne, c'est surtout dans un esprit de respect de la nature, car la fourmi procure à l'abeille (d'une manière totalement naturelle - on peut parler de véritable symbiose), un moyen redoutablement efficace pour lutter contre son prédateur: Le Varroa. Saviez-vous que la fourmi est certainement l'insecte ennemi de Varroa par excellence ? On dit souvent que chaque individu du règne animal a son ennemi.. Et bien pour ce qui concerne le varroa, celle-ci en est un ! L'acide Formique produit par la fourmi est destiné à repousser les prédateurs des oeufs qu'elle élève. Il est composé: d'oxygène,
d'hydrogène et de carbone. Sa formule chimique est on ne
peut plus simple: CH2O2 Schématiquement,
sous l'action de la chaleur, cette
combinaison chimique va "dégazer" en Gaz carbonique
(CO2) et en hydrogène (H2). Ces deux gaz faisant partie
de notre environnement, nous pouvons par conséquent, en
déduire qu'il s'agit bien d'un Traitement Naturel, de
surcroît quand on considère que certaines ruches (celles
qui abritent sous leur toit des petites fourmis uniquement
présentes pour l'élevage de leurs œufs) sont généralement
totalement exemptes de varroa. Je souligne le fait que
l'acide formique ne laisse aucune trace de résidus dans
les cires, le pollen ou le miel (soit dit en passant, le
miel contiendrait naturellement d'infimes quantités d'AF) La fourmi produit de manière régulière de l'acide
formique afin d'éloigner certains prédateurs. Enfin,
n'oublions pas que Fourmis et Abeilles font partie de la
même famille: celles des hyménoptères. Il est donc assez
logique que les abeilles, bien que incommodées pendant le
très court temps du traitement, supportent parfaitement bien l'Acide Formique.
L'année prochaine, si vous constatez que des fourmis
squattent le dessus du couvre cadres de votre ruche,
surtout laissez les bien et ne les chassez pas. Au
contraire, livrez-vous à cette petite expérience:
Essayez de prélever un Varroa d'une abeille et
introduisez-le au centre du nid de fourmis. Vous allez
voir le spectacle: le Varroa pend ses pattes à son coup
et se sauve à toutes empattées !! Les fourmis
fabriquent l'acide formique pour défendre leurs œufs dont
Varroa serait un prédateur s'il le pouvait.
Le seul véritable problème que
pose un traitement à l'acide formique, c'est son mode de
préparation et les précautions d'emploi comme par exemple
le port de gants de protection et de lunettes et ne pas respirer ses
vapeurs. En dehors de cela, l'Acide Formique donne des
résultats plus que satisfaisants comparativement aux
autres traitements que j'ai essayés et qui sont pourtant des
classiques de l'apiculture professionnelle. J'ai donc créé des bandelettes prédosées pour mon usage interne afin de ne pas perdre de temps aux ruchers.
Je me vois mal, en effet répandre à la seringue, la dose
précise d'AF sur chacune d'entre elle. Il me suffit donc d'ouvrir le toit, poser mes deux bandelettes
dans le nourrisseur (vide cela va de soit) et de refermer le toit soit environ 15 secondes par ruche ! Si vous souhaitez en acquérir, vous pouvez
me passer directement votre commande en bas de cette page. Ces bandelettes, encore une fois, sont prêtes à l'emploi
car elles sont telles que je les utilise.
Ma méthode
de traitement contre le Varroa:
Le
traitement à l'acide formique requiert la plus grande
attention. Ce produit peut être salvateur comme
destructeur, tout étant une question de dosage interdépendant
du nombre d'abeilles. A trop fort dosage, on risque
l'asphyxie à contrario, à trop faible dosage, un
traitement inefficace. D'autre part, un mauvais dosage ou
une mauvaise utilisation peut bloquer la ponte de la reine
voire pire, la rendre stérile. Ma méthode pour lutter efficacement
contre le Varroa (celle avec laquelle j'ai le plus de
succès) est décrite dans mon cours
d'apiculture à l'aide d'Acide Formique (AF). Cliquez
ici.. Mais vous pouvez en prendre connaissance ici
succinctement:
Tout d'abord, je dois équiper ma ruche
avec un plancher 100% grillagé, type plancher Nicot (en
vente également sur ce site). Ce plancher sera équipé une
planche de fond disposée sous le plancher. Un "rail" est
prévu pour cela. Au moment du
traitement, cette planche doit être parfaitement propre et
débarrassée de toutes impuretés. - j'introduis une (ou
deux selon l'importance de la colonie) bandelettes directement dans le nourrisseur, -
Je laisse agir le dégazage (qui dure environ 24 heures).
- Déjà, après une heure, je peux voir sur la planche de
fond, les premières chutes de Varroa. Cela indique par
conséquent que la colonie était infestée. - Le sixième
jour, je reviens contrôler la quantité de varroa tombée.
Je nettoie ou change la plaque de fond très
minutieusement. - 24 Heures plus tard, exactement à la
même heure du nettoyage de la veille, (soit le 7ème jour),
je retire la planche de nouveau très délicatement puis je
compte les varroas tombés dans cette période de temps de
24 heures. - Si je compte moins de 3 varroas, c'est à
dire un ou deux maximum, je peux en conclure que le
traitement a été efficace surtout si la colonie est très
populeuse. En revanche, quand je compte plus de 3 varroas,
je considère alors qu'un deuxième traitement doit être
effectué sans attente**. Dans ce cas, je retire la
bandelette qui est en principe complètement sèche et la
remplace par une nouvelle bandelette. - Je recommence
exactement la période de contrôle comme je l'ai fait pour
la première bandelette... et le 7ème jour, (après avoir
parfaitement nettoyé la planche de dessous de plancher le
6ème jour), je procède à un nouveau comptage de varroas :
Moins de 3 varroas, j'estime que le traitement a été
efficace mais à partir de 3 varroas, alors je procède à un
3ème traitement (ce qui est extrêmement rare, mais à ne
pas négliger en se disant qu'après tout..) ** Il est cependant important de prendre en considération que dans le cycle infernal de la reproduction du Varroa, un bon nombre d'entre eux vont survivre à ce traitement. Il s'agit des varroas qui étaient emprisonnés dans les cellules operculées du couvain. L'opercule de ces cellules aura servi de "bouclier" non seulement aux larves mais également à leur prédateur. Dès l'éclosion des jeunes abeilles, celles-ci vont réarmer le cycle de reproduction des varroas aussi, je considère qu'il est important de procéder à un second traitement d'office quand le premier a été effectué en présence de couvain operculé. D'un autre coté, si vous attendez qu'il n'y ait plus de couvain pour traiter, les colonies risquent fort d'être décimées par une infestation de varroas. c'est pour cette raison que j'effectue maintenant d'office, un second traitement 11 jours après le premier
(et non pas le 7ème car compte tenu du nombre de ruches à
contrôler, je ne dispose pas de suffisamment de temps) car la très grande majorité du couvain operculé au moment du premier traitement sera né.
Il est certain que cette méthode est un
peu plus contraignante que celle qui consiste à placer des
bandelettes traditionnelles fournies par les ruchers
écoles et au nom bien connu. Mais pour moi, après avoir
tout essayé, y compris le traitement aux huiles essentielles, en passant par la fumigation à l'acide Oxalique etc.., c'est celle que je retiens car c'est elle qui
non seulement a été la plus efficace dans mes ruchers, mais qui fait appel à des produits on ne peut plus naturels
encore une fois.
Un traitement
à l'acide formique (comme toute autre chimie) ne doit pas avoir lieu alors qu'une
seule ou plusieurs hausses sont disposées sur la ruche en
question à moins de les isoler par pur principe de
précaution. Le magasin à miel doit impérativement être
préservé même si l'Acide Formique ne laisse pas de traces
résiduelles à l'inverse d'autres produits chimiques bien
connus et trop largement utilisés. N'oubliez pas que si
nous dénonçons les pratiques agricoles qui utilisent des
pesticides mortels pour nos abeilles, les produits de
traitement utilisés par l'apiculteur pour débarrasser les
parasites de ses abeilles, ne devraient pas nuire ni à
leur santé ni à celle de l'homme..
Il y a 2
périodes favorables pour le traitement du Varroa: - Au
printemps (traitement flash d'appoint de sortie d'hiver -
seulement si le besoin s'en fait sentir) - A l'automne après la récolte de miel
(Traitement de fond d'office) Ceci étant, si entre ces périodes,
je constate des abeilles aux ailes nécrosées ou bien
plusieurs varroas sur le dos des abeilles d'une de mes colonies, alors
j'effectue sans tarder un traitement unique d'appoint afin que cette
dernière n'infeste pas les autres colonies de mon rucher.
Du reste, lors de vos visites, je vous encourage à retirer manuellement ces abeilles aux ailes inexistantes car, bien que ce soient d'excellentes ouvrières, elles contaminent la colonie par les très nombreux "bébés Varroas" qu'elles transportent. Cela ne débarrassera pas votre colonie de ce prédateur, mais ralentira son développement.
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Comment savoir
si la ruche est infestée par le Varroa ?
Dès lors que vous
apercevez la présence de varroas sur le thorax ou l'abdomen de
l'abeille, ou bien que vous soyez en présence d'abeilles aux ailes
nécrosées, ceci indique que le cycle d'infestation est bien commencé.
Bien souvent, on n'aperçoit pas de varroa tout au long de la
saison, et puis tout à coup, immédiatement après les premiers
refroidissements annonçant l'automne, voilà que nos ruches se
retrouvent infestées de ce prédateur.. Tout d'abord, vous
devez savoir reconnaître un varroa mort naturellement. Pour ce
faire, observez sur la planche de dessous du plancher, ces
minuscules petits "crabes" brunâtres. Bien souvent du
reste, il est difficile d'en trouver pour la bonne raison que
fourmis et autres perce-oreilles font un festin de tous les
vestiges de cires et de pollen qui tombent sur cette planche. Vous
retrouvez bien souvent une couche mi-poussière, mi-terre, qui
n'est du reste pas représentative de ce qui tombe de plus haut. Si vous doutez, prélevez
plusieurs abeilles mortes et examinez-les à la loupe à fort grossissement. Dès
l'instant où l'on voit une abeille avec un varroa, il y en a
forcément d'autres. Mais surtout ne devenez pas "Varroaphobes".
Continuez à noter et observer. Si lors de vos visites prochaines
vous confirmez la présence de varroas, alors, vous pourrez
envisager un traitement. Pour ce qui me concerne, j'effectue un traitement systématique dès la récolte de miel
terminée. Souvent en effet et surtout dans les fortes populations, il est parfois difficile d'observer des varroas sur les abeilles. Je n'attends donc pas une infestation générale et interviens
par sécurité ou principe de précaution.
L'acide formique que j'utilise a une concentration de 88%. Sur internet vous pouvez lire différents modes opératoires avec de l'acide à 60%, voire 80%.
Alors pourquoi 88% ? Tout simplement pour réduire le temps de traitement tout en augmentant son efficacité. En effet, à une telle concentration, l'évaporation est plus rapide sous l'action de la ventilation des abeilles et les vapeurs se propagent mieux surtout dans des colonies
à fortes en population. J'ai effectué des essais avec des concentrations supérieures (95%, puis 90) mais j'ai pu observer une mortalité importante d'abeilles et perdu 2 reines sur les 15 ruches qui m'ont servi pour mon étude. A 85%, j'obtenais le même résultat qu'une concentration à 80%. Puis, j'ai affiné la concentration dans le but d'avoir un maximum d'efficacité avec une courbe de réponse ultra rapide pour le débarras des varroas. Une heure après la pose des bandelettes, je pouvais observer plusieurs dizaines de varroas tombés sur des colonies où je n'en voyais pas à l'oeil nu sur les abeilles.
Un autre avantage du traitement est que les abeilles pratiquent une sorte d'épouillage comme le font les singes en colonies. Chacune s'occupant d'une autre. Mais j'avais déjà observé cette attitude avec les ruches fortement peuplées en minuscules petites fourmis qui élèvent leurs oeufs sur les couvre-cadres ..
Quelle est la meilleure méthode de traitement à l'acide formique ?
Sans vouloir imposer ou
recommander ma méthode, j'ai fait des comparatifs entre un traitement par le dessous du plancher, un traitement à l'aide de diffuseurs (évaporateurs) pour finalement constater que le fait de disposer des bandelettes directement
dans le nourrisseur ce qu'il y avait de plus efficace. Ainsi, le traitement est moins violent
qu'en disposant les bandelettes sur les cadres comme je le faisais dans le
passé, mais le temps de dégazage s'en trouve un peu augmenté laissant toutefois les abeilles reprendre
plus vite leur activité.
Signalons un autre avantage en disposant nos bandelettes dans le nourrisseur, c'est celui de la diffusion des vapeurs même à basse température extérieure.
Si vous utilisez des nourrisseurs plastiques, il est possible de placer les bandelettes directement dans les compartiments ce qui produit une bonne efficacité,
permet d'effectuer le tour de nos ruchers même sous la pluie sans déranger nos
abeilles et enfin, empêche les abeilles de propoliser les bandelettes.
Les bandelettes sont composées d'un mélange de viscose et de polyester. Très poreux
mais absorbant, ce substrat permet une évaporation totale. Après 24 heures, il n'y a plus du tout d'émanation. Les bandelettes ne peuvent pas être réutilisées car elles sont fortement dégradées sous l'action de l'acide.
Après la récolte
du miel, C'est le moment le plus favorable pour
traiter les colonies contre le Varroa ! N'attendez pas l'hiver !
Je suis assez surpris de constater que
bon nombre d'apiculteurs de loisir, bâclent le traitement contre
le varroa. Il ne faut pas s'étonner donc que le taux de mortalité
de fin d'hiver soit si conséquent. Vous pouvez commander directement
en ligne des kits de bandelettes, prêts à l'emploi pour aider vos
abeilles à se débarrasser de leur prédateur. Mais pour ce faire,
il ne faut pas attendre l'hiver, quand les abeilles auront alors
débuté leur cycle de mise en Grappe.
Le conditionnement minimal est de 1 kit pour 5 ruches (soit 10 bandelettes). Attention ! il faut envisager d'effectuer un complément de traitement si
les colonies sont fortement infestées. Ainsi, selon la puissance de
celles-ci, une seule bandelette peut suffire lors du premier traitement, la seconde bandelette
sera utilisée lors du second traitement. En revanche, quand les colonies nécessitent un traitement avec 2 bandelettes,
il faut prévoir des bandelettes supplémentaires pour le traitement
secondaire. Pour ce qui concerne mes ruches Dadant Nicot, j'utilise 2 bandelettes en premier traitement et 11 jours plus tard, j'effectue un second traitement avec une seule bandelette. Je place les bandelettes dans le nourrisseur. Pour ce qui concerne mes ruches en bois, je ne place qu'une seule bandelette dans le nourrisseur et effectue systématiquement 11jours plus tard, un second traitement. Si vous utilisez les bandelettes pour la 1ère fois, je vous conseille d'effectuer d'abord un test sur une première ruche.
Mes kits sont confectionnés pour un premier traitement seulement.
Les conditionnements sont pour 5, 10, 20 ou 50 ruches

Les
bandelettes sont pré-dosées en fonction de la saison.
Elles ne se conservent pas plus de 3 mois sauf à les placer
dans un réfrigérateur à produits. |
Le kit de
traitement de Printemps (uniquement au printemps) pour 5
ruches (13 euros TTC)
comprend:
- - 10 bandelettes pré-dosées
à 5.5 ml (Prévoir 1 à 2 bandelettes par ruche type Dadant 10 cadres selon la puissance)
- - 1 paire de gants à usage unique
- - 1 notice
Le kit de traitement de
fin de saison (à partir de fin Août) pour 5 ruches (16
euros TTC) comprend:
- 10 bandelettes
pré-dosées à 11 ml (Prévoir 1 à 2 bandelettes par ruche type Dadant 10 cadres selon la puissance)
- - 1 paire de gants à usage unique
- - 1 notice de recommandations
|
Payement
par chèque
?
Pas de problème (uniquement sur banque Française ou
compensable en France). Veuillez me faire parvenir un chèque
bancaire correspondant au montant de votre commande + 7
euros pour frais de port en précisant sur papier libre,
le descriptif de votre commande. Merci de libeller votre
chèque de manière indélébile à l'ordre de UGI et expédiez votre commande l'adresse
suivante:
Abeille
et Nature earl Les Harrivières 42460 Le Cergne tél: 04.74.13.19.60 (le matin svp)
C'est,
pour cette année, une année qui fait suite aux rigueurs d'un
hiver long, humide et venteux avec des vents froids de nord
- nord est. Les basses températures ont favorisé le
développement des varroas.
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