Bernard NICOLLET  Apiculteur - Éleveur           - Un programme de recherche basé sur la comparaison de la production d'essaims-
Date de révision: 16/05/2012

Une Étude Comparative relative à la production d'essaims

Note:
A l'inverse du passé, je ne sollicite ni ne demande plus d'aide ou de dons sachant que de toutes manières, on ne trouve pas de mécènes pour l'apiculture. Toutes mes demandes antérieures étant restées infructueuses, je suis contraint à effectuer un autofinancement pour celle-ci. Et puis, d'un autre coté, au moins cette étude restera objective et intègre quelqu'en soient les résultats.

Par conséquent, bien que mes moyens soient très limités, je vais me livrer cette année (2012) à une étude comparative entre la production de mes abeilles noires locales issues de souches stables sur plusieurs années et la production d'essaims (non commercialisables) dressés sur la base de reines Noires issues du système commercial.

Rucher expérimental
Le but de cette étude est multiple:
- Tout d'abord, le comparatif ne peut être dressé que seulement sur une quantité significative et sur une sous-espèce particulière: l'Abeille Noire puisque je suis éleveur de celle-ci. Aussi, je ne me disperserai pas sur de l'abeille Buckfast, Carnica, Italienne etc..etc..
- Si le propre de l'abeille noire, c'est son adaptabilité au climat Français (en général) et de manière non exhaustive ou emprunte de chauvinisme, le patrimoine génétique de cette dernière connaît cependant quelques différences non significatives selon leur provenance: Espagne, Pays de l'est, France etc.. et, en règle générale, partout où elle est élevée par des éleveurs sélectionneurs sérieux. La difficulté réelle pour ces derniers étant principalement la problématique de la fécondation et des phénomènes d'hybridation.
- L'abeille noire étant souvent connotée négativement à cause de sa pseudo-agressivité, un des objectifs de cette étude comparative consiste à établir la différence entre des essaims produits "artificiellement" au sein de mon élevage par méthode de division (E1), et des essaims produits également de manière artificielle mais avec l'introduction de reines fécondées en provenance du circuit marchand principalement (E3). Afin de renforcer les données (et bien que je ne pratique plus cette méthode), j'introduirai à nombre égal, des reines produites par opération de picking dans mon propre élevage (E2).
- Le second point de cette étude, répondra à des critères d'adaptabilité. S'il est reconnu de manière générale que l'abeille noire a plus de facilité à descendre qu'à monter (entendez en altitude).. qu'en est-il de l'import d'une reine provenant d'une région plus chaude dans un essaim de montagne ? Mon élevage étant situé entre 700 et 800 m d'altitude, une reine venant d'Espagne ou des pays de l'Est se conduira-t-elle ou s'adaptera-t-elle d'une manière identique ou différente ?
- Les reines vendues sur le circuit marchand sont-elles réellement plus agressives comme tendent à l'affirmer plusieurs forums sur le net ? s'agit-il de simple vociférations protectionnistes ou bien ces dires ont-ils de vrais fondements ? Ayant un cheptel de plus de 400 unités cette année dont toutes les colonies sont des Abeilles Noires, tous mes stagiaires ont pu constater l'extrême douceur de celles-ci. Je souhaite par conséquent mesurer l'impact de l'introduction de reines noires "importées" d'autres pays d'Europe comparativement à mes essaims produits localement par méthode de division

Pour que cette étude soit innovante et significative,
il est indispensable qu'elle porte sur un minimum d'essaims. Aussi, je me mets en devoir d'établir celle-ci sur 150 essaims distribués ainsi:
- 50 essaims provenant de mes colonies souches, issus d'une technique de division que je nommerai E1
- 50 essaims provenant de mes colonies souches avec introduction de reines provenant de mon propre élevage E2
- 100 essaims avec introduction de reines noires en provenance d'un revendeur marchand du centre France nommés E3
Ces 200 essaims seront répartis en aveugle* dans des ruchers d'élevage de la manière suivante:
- 12 E1 + 12 E2 + 12 E3 = 36 essaims dans un rucher situé à moins de 400 m d'altitude
- 12 E1 + 12 E2 + 12 E3 = 36 essaims dans un rucher à 600 m d'altitude
- 12 E1 + 12 E2 + 12 E3 = 36 essaims dans un rucher à 800 m d'altitude
Enfin,
- 14 E1 dans un rucher A isolé
- 14 E2 dans un rucher B isolé
- 64 E3 répartis dans 2 ruchers C et C' isolés

*en aveugle: je ne fais aucune différence quant aux colonies sélectionnées au sein de mes colonies mères

L'impact de cette répartition sera-t-il représentatif de quelque chose entre E1,t E2 et E3 ?

- le Comparatif portera sur un aspect "rapidité de développement". Autrement dit, le développement de E1 sera-t-il plus ou moins rapide comparativement à E2 ou E3 ? La constante étant que les 3 types d'essaims bénéficieront d'un même biotope puisqu'ils seront disposés dans de mêmes ruchers.
- L'altitude influe-t-elle sur le développement ?
- Combien de reines seront-elles victimes d'un remérage ?
- Est-ce souhaitable de procéder à l'introduction de reines quelque soient leurs provenance ?
- Ces essaims étant tous produits à une même date, quel sera l'impact sur la production de miel ? Pour être tout à fait objective, cette réponse nécessitera une étude spécifique à N+1
- Existe-t-il une incidence sur le développement du varroa ?
- Existe-t-il une différence de capacité de ponte ? - voir état du couvain
- Étude sur les mâles: La quantité produite de mâles est-elle différente de manière significative ?
- Entre ces 3 types d'essaims, l'un d'eux nécessite-t-il d'un apport de provision avant l'hivernage ?
- Enfin, à N+1, que reste-t-il de vivant après un premier hivernage ?

Prolongation
Puis, cette étude sera prolongée à N+2 afin d'étudier la problématique du besoin en remérage, l'essaimage et les différents taux de prolificité.
Tout au long de cette étude qui a débuté le 15 mai 2012, un témoignage vidéo sera compilé afin de valider les résultats de cette étude. Cette vidéo sera visible lors de mes conférences ou sur un cours spécifique à accès unique sur le site.
Au terme de cette étude, j'espère pouvoir tirer un certain nombre de conclusions pour les apiculteurs professionnels en dégageant de manière objective, l'intérêt qu'il y a à introduire des reines noires d'importation.

Souhaitez-vous voir figurer dans cette étude (avant qu'elle ne commence) des critères intéressants qui ne seraient pas énumérés ici ? je rappelle que cette étude ne porte que sur l'abeille noire.
Merci dans ce cas, de répondre sur ce petit formulaire. Cliquez ici


 




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