Une Étude Comparative relative à la production d'essaims
Note: A l'inverse du passé,
je ne sollicite ni ne demande plus d'aide ou de dons sachant que de
toutes manières, on ne trouve pas de mécènes pour l'apiculture.
Toutes mes demandes antérieures étant restées infructueuses, je suis
contraint à effectuer un autofinancement pour celle-ci. Et puis,
d'un autre coté, au moins cette étude restera objective et intègre
quelqu'en soient les résultats.
Par
conséquent, bien que mes moyens soient très limités, je vais me
livrer cette année (2012) à une étude comparative entre la
production de mes abeilles noires locales issues de souches stables
sur plusieurs années et la production d'essaims (non
commercialisables) dressés sur la base de reines Noires issues du
système commercial.
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Le but de
cette étude est multiple: - Tout d'abord, le comparatif ne peut
être dressé que seulement sur une quantité significative et sur une
sous-espèce particulière: l'Abeille Noire puisque je suis éleveur de
celle-ci. Aussi, je ne me disperserai pas sur de l'abeille Buckfast,
Carnica, Italienne etc..etc.. - Si le propre de l'abeille noire,
c'est son adaptabilité au climat Français (en général) et de manière
non exhaustive ou emprunte de chauvinisme, le
patrimoine génétique de cette dernière connaît cependant quelques différences
non significatives selon leur provenance: Espagne, Pays de
l'est, France etc.. et, en règle générale, partout où elle est élevée
par des éleveurs sélectionneurs sérieux. La difficulté réelle pour
ces derniers étant principalement la problématique de la
fécondation et des phénomènes d'hybridation. - L'abeille noire étant souvent connotée
négativement à cause de sa pseudo-agressivité, un des objectifs de
cette étude comparative consiste à établir la différence entre des
essaims produits "artificiellement" au sein de mon élevage par
méthode de division (E1), et des essaims produits également de manière
artificielle mais avec l'introduction de reines fécondées en provenance
du circuit marchand principalement (E3). Afin de renforcer les
données (et bien que je ne pratique plus cette méthode),
j'introduirai à nombre égal, des reines produites par opération de
picking dans mon propre élevage (E2). - Le second point de cette étude, répondra à
des critères d'adaptabilité. S'il est reconnu de manière générale
que l'abeille noire a plus de facilité à descendre qu'à monter
(entendez en altitude)..
qu'en est-il de l'import d'une reine provenant d'une région plus
chaude dans un essaim de montagne ?
Mon élevage étant situé entre 700 et 800 m d'altitude, une reine
venant d'Espagne ou des pays de l'Est se conduira-t-elle ou
s'adaptera-t-elle d'une manière identique ou différente ? - Les reines vendues
sur le circuit marchand sont-elles réellement plus agressives comme
tendent à l'affirmer plusieurs forums sur le net ? s'agit-il de
simple vociférations protectionnistes ou bien ces dires ont-ils de
vrais fondements ? Ayant un cheptel
de plus de 400 unités cette année dont toutes les colonies sont des
Abeilles Noires, tous mes stagiaires ont pu constater l'extrême
douceur de celles-ci. Je souhaite par conséquent mesurer l'impact de
l'introduction de reines noires "importées" d'autres pays d'Europe
comparativement à mes essaims produits localement par méthode de
division
Pour que cette étude soit innovante et
significative, il
est indispensable qu'elle porte sur un minimum d'essaims. Aussi, je
me mets en devoir d'établir celle-ci sur 150 essaims distribués
ainsi: - 50 essaims provenant de mes colonies souches, issus d'une
technique de division que je nommerai E1 - 50 essaims provenant
de mes colonies souches avec introduction de reines provenant de mon
propre élevage E2 - 100 essaims avec introduction de reines noires en
provenance d'un revendeur marchand du centre France nommés E3 Ces
200 essaims seront répartis en aveugle* dans des ruchers d'élevage de la manière
suivante: - 12 E1 + 12 E2 + 12 E3 = 36 essaims dans un rucher
situé à moins de 400 m d'altitude - 12 E1 + 12 E2 + 12 E3 = 36
essaims dans un rucher à 600 m d'altitude - 12 E1 + 12 E2 + 12 E3
= 36 essaims dans un rucher à 800 m d'altitude Enfin, - 14 E1
dans un rucher A isolé - 14 E2 dans un rucher B isolé - 64 E3
répartis dans 2 ruchers C et C' isolés
*en aveugle:
je ne fais aucune différence quant aux colonies sélectionnées au
sein de mes colonies mères
L'impact de cette répartition
sera-t-il représentatif de quelque chose entre E1,t E2 et E3 ?
- le Comparatif portera sur un aspect "rapidité de
développement". Autrement dit, le développement de E1 sera-t-il plus
ou moins rapide comparativement à E2 ou E3 ? La constante étant que
les 3 types d'essaims bénéficieront d'un même biotope puisqu'ils
seront disposés dans de mêmes ruchers. - L'altitude influe-t-elle
sur le développement ? - Combien de reines seront-elles victimes
d'un remérage ? - Est-ce souhaitable de procéder à
l'introduction de reines quelque soient leurs provenance ? - Ces essaims étant tous produits à une même
date, quel sera l'impact sur la production de miel ? Pour être tout
à fait objective, cette réponse nécessitera une étude spécifique à
N+1 - Existe-t-il une incidence sur le développement du varroa ?
- Existe-t-il une différence de capacité de ponte ? - voir état du
couvain - Étude sur les mâles: La quantité produite de mâles
est-elle différente de manière significative ? - Entre ces 3 types d'essaims, l'un d'eux nécessite-t-il
d'un apport de provision avant l'hivernage ? - Enfin, à N+1, que
reste-t-il de vivant après un premier hivernage ?
Prolongation Puis, cette étude sera prolongée à N+2
afin d'étudier la problématique du besoin en remérage, l'essaimage
et les différents taux de prolificité. Tout au long de cette
étude qui a débuté le 15 mai 2012, un témoignage vidéo sera
compilé afin de valider les résultats de cette étude. Cette vidéo
sera visible lors de mes conférences ou sur un cours spécifique à
accès unique sur le site. Au terme de
cette étude, j'espère pouvoir tirer un certain nombre de conclusions
pour les apiculteurs professionnels en dégageant de manière
objective, l'intérêt qu'il y a à introduire des reines noires
d'importation.
Souhaitez-vous voir figurer dans cette étude (avant qu'elle ne commence)
des critères intéressants qui ne seraient pas énumérés ici ? je rappelle que
cette étude ne porte que sur l'abeille noire. Merci dans ce
cas, de répondre sur ce petit formulaire. Cliquez ici

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