|
Chaque essaim,
reine ou colonie vendus le sont avec l'établissement d'une
facture, d'une fiche de traçabilité
et un certificat de bon état Sanitaire.

-
Les mesures prophylactiques:
Si, lors de la création d'un essaim nous n'avons pas une totale
satisfaction, nous réagissons de la même manière qu'un artiste
peintre avec sa toile: nous recommençons notre travail
pour garantir à notre clientèle le fruit
d'un travail d'excellence. Nous ne fermons les yeux sur aucun
aspect dont nous ne voudrions pas nous mêmes dans l'un de nos
ruchers. Nous n'avons pas de place pour de "l'à peu près"
Nos abeilles partent avec un traitement anti-varroa biologique ainsi qu'une
réserve de nourriture suffisante qui leur permettra de prendre le temps de
s'adapter à leur nouveau biotope et poursuivre leur
développement. Pour les clients qui le souhaitent, notamment
pour l'export, en plus de
notre Certificat de bon état sanitaire, nous pouvons fournir un
certificat vétérinaire (délais de quarantaine de 8 jours
supplémentaires avec facturation en sus des deux visites de
contrôle du vétérinaire ainsi que des analyses demandées). Les
essaims commandés sont crées dans des ruches neuves de
préférence ou de deux ans maximum si l'essaim part en caisse
spéciale de transport.
-
Facturation
Tout essaim, toute reine et toute ruche vendue font
obligatoirement l'objet d'une facturation, gage de sérieux et
de professionnalisme. Nous sommes à jour de nos cotisations
sociales et fiscales. Nous ne sommes pas subventionnés mais
vivons de notre exploitation. Avec notre facturation, chaque
essaim est accompagné d'une attestation de bon état sanitaire,
ainsi que sa fiche de traçabilité. Ces 3 éléments sont
obligatoires pour votre registre d'élevage, registre que vous
devez tenir même en tant qu'apiculteur de loisir. Ces
éléments sont pris en compte dans le fruit de notre travail et
notre prix de revient.
Note:
Sous ce paragraphe, je prêche non seulement pour ma paroisse
mais aussi pour l'ensemble des éleveurs professionnels. La
nouvelle règlementation et législation concernant l'apiculture
depuis le Grenelle de l'environnement, impose un numéro de Siret
pour tout vendeur d'essaims. C'est du reste une meilleure
sécurité pour vous si vous ne connaissez pas le vendeur (on
trouve hélas sur internet beaucoup de gens pas sérieux du tout
non seulement qui ne sont pas assujettis au système social et
fiscal mais qui du reste ne
tiennent pas souvent les délais). Attention ! l'ancien numéro
d'apiculteur nommé numéro DSV qui commence par les 2 chiffres de
son numéro de département ne suffit plus et ne prouve plus
la régularité du vendeur. Soit le vendeur dispose d'un numéro
Numagrit (qui n'est pas valable et ne l'autorise pas à vendre
des essaims) soit il dispose d'un numéro de siret qui
l'identifie en qualité d'entreprise agricole. En achetant un
ou plusieurs essaims, vous avez de votre coté l'obligation
d'ouvrir un registre d'élevage dans lequel doit être mentionné
la provenance des essaims - ( même si vous n'êtes qu'au stade
amateur et ne souhaitez pas passer en apiculture pro), ainsi
qu'avoir fait votre déclaration auprès de la chambre
d'agriculture. Nous aidons nos clients à respecter leurs
obligations légales. Vous
comprenez peut-être un peu mieux maintenant pourquoi j'insiste lourdement
sur mon site pour que vous vous inscriviez à mon cours par
internet ou l'un de mes stages, même si vous achetez vos essaims
chez un autre éleveur. Depuis le 24 janvier 2011,
après avoir commandé vos essaims chez Abeille & Nature,
vous recevrez un e-mail de rappel des règles auxquelles vous
êtes soumis(e). Ainsi, vous aurez tout le temps nécessaire pour
effectuer les démarches obligatoires. C'est un peu contraignant
mais pas difficile surtout si vous êtes amateur débutant. Je
vous guiderai de manière à vous aider à vous mettre en règle. Ces démarches
sont gratuites
Lisez ce qui suit pour ce qui concerne
notre travail de sélection comparativement à ce qui se
pratique un peu partout d'une manière générale.

Notre Rucher
N°2 (parmi 4) de mise en production de vos commandes: La
confiance de nos clients se mérite !
Tout d'abord
notre travail de sélection, consiste à ne retenir que des
lignées dont les qualités sont les suivantes:
-
- Douceur
-
- Bonne prolificité
-
- Résistance au Varroa (bon épouillage naturel)
-
- Résistance
au froid
-
- Bonne tenue
sur les cadres
-
- Peu
essaimeuses
- - Se
débrouillent et s'adaptent de suite sur toute biodiversité
en France
- - Peu
gourmandes l'hiver
- - Capables de
redémarrer avec une minuscule poignée d'abeilles après
l'hivernage
En 3 volets,
j'établis ici un comparatif entre ce qui se pratique couramment
et notre notre façon de produire qualitativement afin de vous
aider à comprendre pourquoi nous sommes plus cher
en général:
-
- mise en
production des reines
-
- mise en
production des essaims
-
- mise en
production de ruches complètes
1/-
Mise en production d'une reine:
Nombre
d'apiculteurs font de l'élevage de reines par opérations de
"Picking" ou "Greffage". Cette technique
consiste à prélever des jeunes larves dans un cadre de
couvain, puis les placer dans des cupules en plastique pour les
faire élever par une ruche orpheline dite ruche éleveuse. Par
cette pratique, il est possible de produire de 72 à 120 cellules royales dans une seule
ruche et en une seule fois. Même si seulement une reine sur deux
parvient à l'exploitation, cela reste une affaire super rentable
quand bien même la qualité n'est pas souvent au rendez-vous:
rentabilité avant tout ! Pourquoi dis-je "que la qualité
n'est pas toujours au rendez-vous ? Tout simplement parce que
dans la nature, ce sont les abeilles qui choisissent les larves
qu'elles élèveront comme reines et ne se font pas imposer des
larves par la main de l'homme. Le seul critère subjectif d'un
prélèvement de larves par la main de l'homme est réglé sur la
taille de la larve. Mais que sait-on de cette larve ?
Répond-t-elle aux critères d'une sélection naturelle ? Alors oui
bien sûr les abeilles l'élèveront comme telle mais je pense
qu'il ne faut pas s'étonner de constater que les reines tiennent
moins la distance de cette manière. Après sa deuxième année, il
faut la remplacer alors que produite d'une manière naturelle,
elle tient ses 3 années, 4 parfois.

Champ de nucléis |
Toujours dans
cette "méthode industrielle", quand les
reines sont nées, on les place dans des nucléis. Un
nucléis est une mini ruchette dans laquelle on
introduit 100 g d'abeilles en provenance de
"paquets d'abeilles" prélevés dans
plusieurs ruches, ainsi qu'une jeune reine née
récemment ou sur le point de naître.
Ce nucléi est placé dans un rucher de fécondation et on
s'assure au bout d'un certain temps que la jeune reine est
bien fécondée et a commencé sa ponte (voir le merveilleux
film: "Le Berger
des abeilles)
Cette méthode bien que pratiquée dans le monde entier,
offre l'inconvénient de stresser les reines dès le
tout départ, raison majeure qui produit un taux
important d'échecs tant lors de la fécondation que
lors de la mise en ruche (opération dite d'introduction) dans un essaim qui ne sera pas
le sien.. (C'est la raison majeure du refus
d'acceptation). |
A l'inverse, si
de l'inorganisé sort l'organisé, alors effectivement, cela peut
être une réussite. Toutefois, la qualité de cette réussite
n'égalera jamais le résultat obtenu par une méthode naturelle,
celle du choix de la reine par les abeilles elles-mêmes. En effet;
l'opération de Picking ou Greffage est un choix effectué par
la main de l'homme puisqu'il s'agit d'un prélèvement de
larves. Dans ce prélèvement, personne ne peut savoir ni
connaître la qualité et la potentialité de telles larves à
devenir Reines, pas même un apiculteur très expérimenté. Les
larves sont imposées aux abeilles, qui dans une situation du
stress de l'orphelinage n'ont d'autre choix qu'en faire des
reines. Très souvent du reste, l'acceptation est difficile au
moment de l'introduction en ruche ou ruchette; il arrive assez
souvent que les abeilles
attendent la première ponte avant de tuer la jeune reine
introduite pour procéder à un remérage. Ce phénomène démontre
assez bien
qu'une méthode non naturelle de reproduction met en danger la
pérennité de la survie de l'abeille dans notre monde. Quand
la main de l'homme prélève pour élever des reines, l'instrument
de picking utilisé peut provoquer de graves lésions de la larve,
pouvant la rendre plus ou moins handicapée à la naissance
(souvent au niveau des pattes arrières).
D'autre part, il faut
savoir que le régime alimentaire de cette larve est dès le
départ faussé par rapport à une sélection naturelle par
l'abeille. Il est connu en effet que la larve qui donnera une
future reine et qui est choisie par l'abeille et non par la main de
l'homme, est , dès les premières minutes qui suivent l'éclosion
de l'œuf, alimentée comme une
reine et non pas comme une abeille. Cette différence est
fondamentale même si elle passe inaperçue pour celui qui élève
"industriellement" ses reines par opération de Picking !
L'incidence sur le développement de ses glandes est capitale. On
a forcément à faire à des reines plus faibles, qui souvent,
tiendront difficilement la distance, raison pour laquelle les
reines doivent souvent être changées tous les 18 à 24 mois alors
qu'elles devraient être en plein jus.
Toujours pour ce qu'il en est avec cette technique industrielle,
une fois fécondée, il est possible de laisser la reine en
"stand by" pendant plusieurs jours, jusqu'au moment
où un client passe commande. Dans le cadre de vente d'essaims,
Il suffit alors de prélever un cadre de couvain par ci par là
au gré des ruches disponibles pour constituer un essaim
commercialisable dans lequel on introduira une telle "reine
de l'année". C'est ce que je nomme une "technique de
collage". Ces deux méthodes, si elles favorisent une production
"industrielle" de reines et la rapidité de la
production d'essaims, contribuent très certainement à
l'appauvrissement du bagage génétique qui laisse de moins en
moins de place pour "l'esprit familial" d'une colonie.
Il tend au contraire à développer un esprit
"individualiste" qui pousse facilement à l'essaimage.
Les abeilles vont en pâtir car elles ne parviendront jamais à la
qualité d'une colonie qui aura suivi un cycle complet dans les
règles de l'art de la nature. Si mon propos ne vous convainc
pas, faites votre propre expérience. Vous constaterez que vos
abeilles sont beaucoup plus agressives comparativement aux
abeilles qui ont choisi et élevé leur reine d'une part, mais
sont beaucoup moins productives d'autre part.
L'insémination
instrumentale dite "artificielle"
La technique de l'insémination
instrumentale dite fécondation artificielle est assez bien rodée. Le seul avantage de cette méthode
est qu'elle permet de conserver le patrimoine génétique des
espèces à près de 100% à la seule condition que "l'opérateur"
ait pratiqué et eu recours à une sélection implacable des
faux-bourdons et ne se soit pas contenté de pratiquer juste
pour dire de savoir. La différence qualitative d'une
fécondation naturelle en opposition avec une fécondation
instrumentale n'a jamais été établie et pour cause: La notion
du plaisir et de la frénésie du vol nuptial n'est pas prise en
compte dans les études scientifiques. Or toute la Création
implique ce moment magique, même chez les humains. Y aurait-il
une influence sur la descendance ? Personnellement j'en suis
convaincu à 100%, même si je ne peux pas le prouver.
M'adressant ici aux femmes et plus précisément aux mères de
famille fécondes (et non pas stériles), je pose la question
suivante: Imaginez que vous n'ayez jamais eu la moindre
relation sexuelle y compris pour procréer mais ayant eu recours
uniquement à la fécondation in vitro. Ne vous manquerait-il pas
quelque chose ? L'agriculture qui a dans ce sens d'avantage
d'expérience dans le domaine de l'insémination instrumentale, montre que le monde animal issu d'une
telle pratique est fragilisé sur le moyen terme à cause d'un
travail trop sélectif. Ces techniques induisent des obligations
de plus en plus poussées de traitements vétérinaires devant une
"moindre résistance immunitaire". Il faut tenir
compte également d'un fait: Celui de la narcose des reines. Pour
inséminer une reine, on l'endort avec du gaz carbonique. A son
réveil, voilà que son vagin est rempli de spermes: quel viol !
Bien que ce soit parfois envisagé
uniquement dans un but de sauvegarde de l'espèce chez de bons
éleveurs, nombre d'apiculteurs pratiquent cette technique en
s'arrogeant le droit de leur "maîtrise incontestée".
Peut-on parler d'un respect de la nature quand on pratique
l'insémination mécanisée des reines de manière systématique ? Le but ne
devient-il pas alors que purement spéculatif ou commercial ? Cela me
fait penser à ma dernière visite à la foire agricole du canton,
spécialisée pour les éleveurs de moutons Charolais. Les brebis
et moutons, tous issus de techniques de reproduction mécanisées
trahissaient le coté travesti d'une nature transfuge.
Comparativement à mes brebis élevées à l'herbe et au foin
l'hiver,
sans granulés, celles qui étaient exposées (et de la même race
que les miennes) étaient géantes et surnaturelles.. En
agriculture, on a donné aussi dans les OGM avec toutes les
controverses que cela suscite; alors qu'on ne
vienne pas me parler du respect et de l'amour de l'abeille dans
des conditions similaires mais qu'on ne vienne pas non plus se
plaindre par la suite des maladies de l'abeille.. de sa
fragilisation et de sa
disparition. Voyez-vous, ce qui tue l'élevage d'abeilles en
milieu pro, c'est que les gens qui vendent des essaims ou des
reines ont certainement le sentiment qu'ils ne parviendront pas
à vendre s'ils sont plus chers que les copains.. Dès lors,
toutes les méthodes de type "raccourcis" sont bonnes à utiliser.
Quelle erreur ! J'ajouterai même quelle connerie ! Mais bon..
c'est le système qui veut cela et chacun est libre de pratiquer
comme il l'entend. En apiculture, l'insémination instrumentale
permet (sur le principe du moins) de s'assurer d'une bonne
fécondation de la reine dont la partie vaginale sera inondée et
bien "bourrée"
d'une quantité impressionnante de spermes. Même dans la nature,
les reines n'en reçoivent pas autant ! Il ne leur reste plus
après cela qu'à devenir des esclaves de leur ponte. Chez
Abeille & Nature, nous laissons nos reines choisir leur date de
fécondation et si par mégarde, au cours de celle-ci l'une
d'entre elles se fait capturer par un frelon, un oiseau ou tout
autre prédateur, c'est là que la colonie montrera ses qualités
d'anticipation: Aura-t-elle une reine en réserve ? Si oui, c'est
une colonie qui saura se battre et résister, dans le cas
contraire, l'essaim ne survivra pas et démontrera qu'il ne le
"méritait pas". C'est aussi ce qui contribue à une sélection
naturelle contrairement à la technique d'introduction d'une
reine fécondée.. mécaniquement. Enfin, il est démontré
maintenant que les reines fécondées artificiellement
tiennent moins longtemps la distance en tombant en panne de
ponte dès les 18 premiers mois, obligeant l'apiculteur à
renouveler ses reines deux fois plus en moyennes comparativement
aux reines fécondées naturellement. Ah pour sûr.. elles auront
fait des "placards" de couvain.. des bêtes de compétition
n'est-ce pas ? Si la compétition c'est avoir recours comme dans
le cyclisme à l'EPO.. à vous d'en juger, moi, je préfère que mes
reines aient connu le plaisir.
La technique du Paquet D'abeilles
Plus grave encore dans la méthode de vente de
"Paquets d'abeilles".. On secoue des abeilles dans une caisse
sans cadres, et pêle-mêle, on place à l'intérieur, une reine encagée..
Une autre méthode consiste à placer une cage au-dessus des
cadres de la ruche et à enfumer un maximum alors que l'on tape
sur les cotés de la ruche pour faire grimper les abeilles hyper
stressées dans la cage. La reine sera retenue dans sa ruche par
une grille qui lui interdit de monter avec ses abeilles. Dans le stress, les abeilles ainsi isolées de leur
reine ne prêtent même pas attention à la nouvelle reine
imposée.; ce n'est que plus tard, au moment de leur introduction
dans une nouvelle ruche qu'elles l'accepteront par pure
obligation. "Et alors diront certains.. dès lors qu'elle est
acceptée, c'était le but recherché.." Oui c'est vrai, mais
encore une fois, le résultat n'égalera jamais une méthode plus
naturelle mais plus lente c'est certain.
Chez Abeille et Nature, nous ne fournissons pas de "Paquets
d'Abeilles.. et je me refuse à le faire. Cette technique est couramment utilisée car elle permet en
général aux acquéreurs de démarrer des ruches sans devoir
acheter les essaims avec des cadres plus ou moins "douteux"
pouvant être des transmetteurs de maladies ou d'agents
pathogènes comme des molécules d'Amitraz ou de varroas.
C'est du moins l'argumentation utilisée dans ce domaine même si
on peut la réduire en une bouchée car si l'abeille
provient d'un milieu malsain, l'essaim tout entier sera
contaminé de la même manière dès qu'il sera enruché. Le seul
élément véridique dans ce domaine est qu'il est possible de
profiter de cette situation pour traiter les abeilles.. Traiter
? tiens donc, douterait-on de la qualité sanitaire des essaims
fournis ? Cette
technique a été introduite pour augmenter la capacité des
éleveurs à vendre des essaims sans se démunir de leurs cadres.
Toute la problématique en effet dans la vente d'essaims
d'abeilles étant la
fourniture et production de cadres..
Les essaims sont donc introduits dans des ruches, neuves ou
reconditionnées et sont sensés reconstruire.. Mais là n'est pas
le problème du vendeur; si l'essaim ne démarre pas correctement
ou crève, ce sera toujours de votre faute et votre seule
responsabilité.. Or, dans cette
technique que fait-on ? En fait comme son nom l'indique, on
prélève une grosse quantité d'abeilles dans des ruchers
d'élevage que l'on divise en paquets d'environ 1 petit kilo soit
9 à 10 000 abeilles, parfois bien moins, marge commerciale
oblige. Comme les abeilles sont retirées de leur cocon naturel
qu'est la ruche, elles entrent dans une phase de stress
important. De ce fait, elles ne se rendront pas compte de suite qu'une
nouvelle reine (fécondée) leur a été imposée.. Les
phéromones de cette reine n'étant pas répandues au milieu de ce
paquet, les abeilles ne se soucieront pas de celle-ci jusqu'à
ce qu'elles la découvrent et n'ait d'autre choix que l'accepter. Comme elles auront
tout à reconstruire, comme les humains après un tsunami ou un
terrible tremblement de terre, elles s'accommoderont d'une telle
situation. Mais qui nous dit qu'elles ne développeront pas un
stress perpétuel comme les humains en pareille situation ?
D'autre part, des colonies qui démarrent de la sorte ne sont
jamais des colonies familiales stables mais des familles
recomposées issues d'un stress provoqué. Pour l'avoir pratiqué
dans le passé (mea-culpa), je n'ai jamais obtenu de belles
colonies stables. Du reste, la plupart du temps, rares étaient
celles qui parvenaient à passer leur premier hiver. Que d'argent
fichu en l'air ! La seule satisfaction pour l'apiculteur est le
prix d'achat qui revient en principe à la moitié du prix d'un
essaim. Le prix.. toujours le prix.. Mais où est la qualité de
la descendance ? Le paquet d'abeilles est souvent recherché
par des apiculteurs amateurs impatients. Bon, je le reconnais,
il y a certainement un bon marché à prendre dans ce créneau,
mais ce n'est pas le mien. Ces personnes
oublient une chose capitale: En apiculture, il y a de la place
pour tout le monde sauf pour les impatients qui payeront cash le
fruit de leur impatience ou de leur mauvaise pratique apicole ! Les Paquets
d'Abeilles que l'on trouve généralement sur le marché français
sont dans la majorité issus de l'importation d'Italie ou
des pays de l'Est, Bulgarie, Yougoslavie.. et où en général, la saison apicole
démarre plus tôt qu'en France. Mais si l'on réfléchi bien à la
situation, C'est une grave erreur que d'avoir recours aux
paquets d'abeilles pour développer son ou ses ruchers.. Tout en
effet est une question liée directement au cycle biologique de
l'abeille ce que nous étudions dans mon
cours d'apiculture par
internet.

Cellules
royales sur cadre naissant |
Une
méthode fondamentalement différente pour produire des
reines
"haut de gamme" Puisque
nous utilisons le cycle naturel d'un remérage pour
produire nos reines et nos essaims d'abeilles. Celles-ci ne proviennent pas d'une
opération de picking, mais de l'orphelinage de trois
cadres de couvain d'une seule ruche dite ruche mère.
Quand le nouvel essaim a produit une reine et l'a
conduit jusqu'à la fécondation et au démarrage de la
ponte, alors nous isolons cette reine pour honorer vos
commandes,
ou bien nous laissons démarrer ce nouvel essaim (voir
chapitre suivant). Cette reine est par conséquent une
"Reine de Choix" c'est à dire qu'elle a été
choisie par les abeilles selon leurs propres critères
de sélection et non le hasard du notre. Ce procédé
permet un taux d'acceptation très élevé lors de
l'introduction d'une reine dans une colonie en
remplacement d'une reine en bout de course. D'autre part,
cela produit des essaims très stables car la reine est née
dans les règles de la nature ce qui ajoute beaucoup de
plaisir et de satisfaction à leur acquéreur..
Avant de procéder à l'expédition, nous procédons à
un contrôle strict répondant à notre cahier des
charges dont la vérification d'un bon démarrage de la
ponte avec une courbe ascendante constante. |
Croyez-moi (ou
faites en l'expérience) et vous verrez dans la comparaison
des deux méthodes, que celle que
j'ai choisie
impose et requiert beaucoup plus de temps et d'attention que la
première d'une part, mais que le choix effectué par les
abeilles et non la main de l'homme laisse place au respect d'une
méthode beaucoup plus proche de la nature. Il est
aussi facile de comprendre que le prix de vente a, dans notre
cas, rien à voir avec la production d'une reine "industrielle".
Quand nous produisons une seule reine, un éleveur "industriel" en
aura produit cinquante fois plus, mais nous tenons bon et
refusons de céder à cette voie de facilité quittes à connaître un
chiffre d'affaires bien inférieur. Souvenez vous que
le schéma de production de nos reines, équivaut à produire un
essaim. La seule différence est que l'essaim orpheliné devra
produire une nouvelle reine sur la ponte de leur mère, cette
fois pour donner naissance à un nouvel essaim que nous
laisserons vivre et se développer comme tel dans nos propres
ruchers.
-2/-
La Mise en production d'un essaim:
La plupart du
temps, quand les prix de vente correspondent plus à un "prix de
marché" qu'un prix de revient d'un long travail de sélection,
il est facile de créer des essaims pour les commercialiser dans
les meilleurs délais, ce qu'ils deviendront n'étant encore une
fois, pas le
problème du vendeur. On trouve des essaims d'abeilles à tous
les prix: cela va d'une centaine d'euros à 400 euros voire plus selon la
reine demandée. Pour vendre vite et à un prix de marché des
essaims en début de saison, voici une méthode
très largement employée:
On rassemble dans une ruchette, 2 ou 3 cadres de couvain prélevés ci ou là au gré des
ruches fortes disponibles ou moyennement fortes. Puis, on introduit une reine venant d'un
nucléis de fécondation (voir plus haut) et hop.. on obtient un
essaim commercialisable que l'on vend à un prix de marché
(Prix de marché = prix moyen sur le marché de vente
d'essaims soit actuellement une centaine d'euros). Peu de travail, peu de contrôles.. mais l'essaim est né
dans l'irrespect total des étapes naturelles. Du reste, il est souvent créé la veille de
votre prise en possession (!) Comment ne pas se plaindre dès
lors de l'accroissement des pertes de ses colonies ? Ce sont des
méthodes rapides qui permettent de satisfaire l'impatience de
certains "nouveaux apiculteurs" ou de ceux qui ont
perdu leur colonies pendant l'hiver et qui veulent à tout prix être servis en tout
début de saison (Heureusement, loin de moi cette clientèle, mais,
je le reconnais, il y a de la place pour tout le monde).
Personnellement, je trouve que l'agriculture nous fait assez de
mal par l'utilisation de ses pesticides pour contribuer et
donner à l'apiculture un surcroît de mortalité ! Analysez bien
tout si vous perdez vos colonies et vous comprendrez mieux mon
propos.

Vérification des cellules
royales. l'une d'entre elle est désoperculée,
ce qui signifie qu'une reine est née. Dans les
cinq jours qui suivent,
Elle se fera féconder puis commencera à pondre
quelques jours plus tard. |
Chez
Abeille et Nature, on ne travaille pas de la sorte..
Mais, dès l'origine, on prélève 3 cadres de couvain
avec des abeilles dans une seule et même ruche mère
dite aussi "souche" de notre
élevage. Ces 3 cadres sont "orphelinés" et
les abeilles vont choisir parmi les jeunes larves qui
écloront dans les heures à venir, celles
qui seront élevées et dont une seule deviendra leur reine, tout comme nous l'avons vu
plus haut pour l'élevage des reines. Elle dressent donc
plusieurs cellules royales qu'elles vont
accompagner jusqu'à la naissance puis la fécondation de
la reine qui naîtra. Cette fécondation aura lieu
naturellement dans l'un de nos deux ruchers de fécondation,
spécifiquement constitué pour cela en zone de montagne.
Cela demande beaucoup de temps ainsi qu'un suivi sérieux, mais
cette méthode ancestrale produit des essaims très stables car la
reine naît dans sa ruche, au milieu de ses sœurs avec
lesquelles elle va fonder une colonie
"familiale" ce qui demande environ 6 semaines de
travail et de suivi contre 10 à 20 fois mois de temps
avec la méthode décrite plus haut. D'autre part, nous
respectons la quantité de cellules royales produites
par les abeilles. Si elles décident d'en dresser
plusieurs, nous avons remarqué que ce n'est pas en vain
et par conséquent, |
nous
nous interdisons d'en prélever pour favoriser la
production d'autres essaims, dont la reine ne serait
plus alors une vraie une reine de choix. Pour produire
un essaim, il faut compter pas moins de 7 heures de
travail à 2 personnes pour le conduire à maturité, réparties en minimum
une trentaine de visites. Dans le calcul du prix de
revient, il faut ajouter le temps passé pour des essaims
qui seront retirés pour n'être pas rentrés dans les normes
de notre cahier des charges ce qui va représenter au total
une grosse vingtaine d'heures de travail. Connaissez-vous
beaucoup d'artisans qui accepteraient de travailler pour
15 euros de l'heure ?. Tout essaim produit et
commercialisé par Abeille et Nature est un essaim
confirmé ! Alors "qu'est ce que ce que ça que c'est" comme
disait Zavatta le clown célèbre ? Tout est question de dates:
Il faut entre 11 et 14 jours pour faire naitre une reine
selon si l'on part de la ponte ou de l'éclosion de l'œuf
+ 5 jours après sa naissance pour sa fécondation (si
les conditions météos sont satisfaisantes) + 10 jours
d'attente avant sa 1ère ponte si tout se poursuit
normalement + 18 ou 21 jours avant de voir naître ses
premières filles Nous sommes donc au 44ème jour. Mais
il faut encore que la reine prouve sa capacité à dresser
sa propre famille. Nous l'observons au minimum sur 21 à 25
jours au cours desquels sa ponte doit impérativement
s'établir sur 3 cadres. Si tel est le cas, l'essaim
est déclaré conforme, Dans le cas contraire les
circonstances sont étudiées: mauvaises conditions météo,
faiblesse de la reine etc.. et une décision est alors
prise soit pour un remérage soit pour un délai de sursis.
Nous sommes donc au minimum à 70 jours pour que l'essaim
vous appartienne ! Il n'y a vraiment pas photo dans la
méthode, vous en conviendrez mais ce que vous ignorez
pour l'instant peut-être, c'est que votre temps d'attente sera grandement
récompensé.. En effet, cet essaim étant une "vraie
famille", son développement va allègrement rattraper le
temps perdu comparativement à un essaims de "collage ou
industriel".. |
-3/-
Mise en production d'une ruche:
Quand vous
achetez une ruche complète avec son essaim d'abeilles de l'année chez Abeille &
Nature, il ne s'agit pas d'un paquet d'abeilles introduit au
sein de quelques cadres de couvain avec l'introduction d'une
reine fécondée. Il ne s'agit pas non plus d'un essaim produit
industriellement; Il ne s'agit pas non plus d'une ruche en
fin de vie dont on chercherait à se débarrasser ou enfin, d'un essaim
capturé.. Quelque soit
le moment de la vente de nos ruches, celles-ci ont été mises en
production spécifiquement pour satisfaire votre commande et cela
demande malheureusement un peu de temps. Seules les personnes
avisées respecteront cette absolue nécessité; les autres feront
très certainement, hélas pour elles, l'expérience de colonies
souvent instables.. qu'elles perdront bien probablement au premier hiver
faute d'avoir entendu ce message.
Alors bien sûr il y a le prix.. L'achat d'un essaim au singulier
comme au pluriel chez un éleveur pro mérite votre réflexion:
Outre le fait de céder à l'impatience, démarrer sur de bonnes
bases n'est -il pas primordial ? Voilà la clientèle que je
recherche et que je m'empresse de servir de mon mieux.
Quand il s'agit d'un essaim produit en début de saison, Les
abeilles vont très vite pour tirer de nouveaux cadres et le
travail de finition se fera directement dans votre rucher. Afin
que vous puissiez en disposer à la date convenue, nous pouvons être
amenés les années avec de mauvaises conditions météo, à renforcer ce jeune essaim par un ou deux cadres de
couvain mais dans ce cas, uniquement en provenance de la ruche mère
, celle qui a fourni les cadres à l'origine de l'essaim,
afin que les bons codes olfactifs ne deviennent pas source de
problèmes et de conflits entre abeilles.
Ainsi, il peut arriver que cette jeune colonie puisse opérer en saison, une toute
première rentrée de miel dans la hausse, le tout dans un bon
esprit familial auquel nous tenons plus que tout au monde pour
une apiculture agréable et réussie.
Cette méthode permet par nos critères de sélection, d'obtenir
des colonies vraiment stables, douces et
paisibles.
Sur ce site internet, vous verrez par ailleurs de nombreuses
vidéos dans lesquelles Christine et moi travaillons à mains nues
et souvent en chemisette ou teeshirt quand il fait bon. Ce respect du travail
de la nature nous permet d'engranger les félicitations de notre
clientèle et une publicité par le bouche à oreille nettement
au-dessus du rapport de ce site web. Du reste, notre production étant
volontairement limitée pour favoriser la Qualité, et malgré
un prix de vente au-dessus des prix de marché, nous refusons
chaque année beaucoup de commandes. C'est aussi notre choix..
Marchant à contre-sens de l'industrialisation, nous privilégions
l'artisanat apicole, source de vraies valeurs et du respect des
abeilles. Mais quel bonheur et
quelle récompense attendent les personnes qui auront compris ce message
!
4/-
Un travail tout au long de l'année
Comme nous sommes
en région de moyenne montagne, nous travaillons 12 mois sur 12, même
l'hiver. A ce sujet, voici un petit reportage qui vous montrera
que nous apportons le plus grand soin à nos colonies.. Cliquez
sur l'image ci-dessous
|
Ma
Conclusion ?
Notre exigence de sélection et de labeur apportent une qualité qui se
mérite mais qui en contre partie se paye, c'est certain.
Souvenez-vous que vous devenez acquéreur d'un produit issu d'une sélection
naturelle de très haute qualité, dont la stabilité
constituera avant tout un pilier pour la fondation ou le
redressement de votre rucher. Calmez votre impatience d'acquérir
des essaims à tout prix en début de saison. Je dis toujours que
les
essaims de l'année ne peuvent pas tout à la fois se développer et
produire du miel ! (tant mieux cependant si vous en récoltez un peu
mais là n'est pas l'enjeu). Apprenez à conduire et développer
vos essaims plutôt
qu'à les doper pour qu'ils produisent. Si vous parvenez à boucler un
premier 365 jours avec 4 premiers essaims, alors vous aurez la satisfaction de produire
non seulement du miel l'année suivante, mais aussi de développer
4 nouveaux
essaims sur ces colonies. Vous pourrez doubler votre cheptel
sans problème.
Chacun est libre d'acheter ses reines, ses essaims ou ses ruches à qui bon lui semble et au prix le plus bas si c'est
l'unique critère retenu. Pour ce qui nous concerne, nous ne
pouvons pas aligner notre tarification sur des prix qui ne
correspondent pas à l'investissement d'une somme de travail très
méticuleux (je dis "nous" car Christine, mon épouse travaille
également aux ruchers d'élevage et de recherche) ainsi que d'un
très lourd tribu payé en charges sociales et charges
d'exploitation. Notre
clientèle est avant tout une clientèle sérieuse et réfléchie.
Elle se compose tant de particuliers amateurs que de
professionnels à la recherche en tout premier lieu d'une qualité
haut de gamme et qui souhaite s'assurer de prendre ou reprendre
un bon départ dans le monde si merveilleux de l'apiculture.
C'est aussi et surtout une clientèle soucieuse de la disparition
de l'espèce et qui a conscience de l'enjeu actuel.
Enfin, la production d'essaims "industriels" ne peut
que contribuer à la fragilisation d'une abeille déjà en voie de
disparition, ce contre quoi nous luttons Christine et moi au quotidien.
De toutes manières et à l'évidence, ce genre d'essaims est de
très courte satisfaction, ce que je trouve regrettable car cela
ne produit que déception et amertume lorsque la mortalité est
là.. Le court
terme n'est pas l'idée que je me fais de l'apiculture.
La "bâtardisation" des abeilles ne peut conduire tôt
ou tard qu'à une catastrophe déjà évidente. L'agriculture est
souvent pointée du doigt pour son empoisonnement aux pesticides
et à l'appauvrissement des écosystèmes,
mais la disparition de l'abeille, outre encore les modifications
climatiques, est liée aussi en grande partie au non respect de
règles simples ignorées dans l'aveuglement du "vite vite, je
veux des abeilles". Il est grand
temps de prendre conscience que seule l'acquisition d'essaims de qualité
puis, élevés dans le respect du cycle biologique de l'abeille,
fera des ruchers de qualité dans lesquels il n'y a pas de place
pour le tout venant quelque soit le nombre de ruches possédées
ou leurs différents types. Il suffit de lire les forums sur le
net à ce sujet et se rendre compte du nombre impressionnant de
personnes qui cavalent à vouloir retrouver des essaims car les
leurs ont péri l'année précédente ou pendant l'hiver. Ces
personnes n'ont peut-être pas compris que l'apiculture commence par le
respect de la nature et du cycle naturel des abeilles. Vous qui avez eu la
patience de me lire jusqu'ici, Ne vous battez plus à contre
sens de la nature mais faites de votre apiculture, un loisir qui
vous donnera satisfaction année après année, c'est le meilleur
des choix; en
attendant, c'est le mien et j'espère de tout mon cœur que ce
sera aussi le votre. Pour poursuivre dans ce sens, lisez ma page
sur l'apiculture équitable
Vous avez besoin
d'acheter des essaims stables ? Des ruches de production ou des
reines de sélection ?
Avec Abeille & Nature, sincèrement, vous êtes à une bonne adresse !
Quant à la différence de prix, elle sera très vite amortie..
C'est Promis même si mes essaims sont plus
chers que les essaims "industriels" ! Un dernier conseil si
vous ne passez pas par Abeille et Nature: vérifiez le numéro de
Siret du vendeur d'essaims ! Celui-ci doit impérativement
disposer d'un numéro de Siret et non d'un numéro Numagrit qui
permet de pratiquer l'apiculture mais qui interdit de vendre.
Chez Abeille & Nature, chaque essaim est facturé et vous pouvez
régler par tout moyen à votre convenance. Une facture vous sera
établie ainsi que pour chaque essaim livré, une attestation de
bon état sanitaire et sa fiche de
traçabilité.
Vous avez déjà des abeilles ? Faites vos
propres essaims en apprenant !
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Oui, La Qualité
redevient Nature. Merci de votre
confiance.
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Traité Rustica de
l'Apiculture: (édition de fin juillet 2011). 528
pages de pur bonheur ! Le meilleur ouvrage actuel de
l'apiculture, votre futur livre de chevet.. pour le
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En Février, bon
nombre de colonies arrivent à leur fin de vie.. parfois avant la
jonction avec les abeilles de printemps. Vous souhaitez aider vos
abeilles ? Alors visionnez la dernière page de mon site mise en
ligne pour vous. Cliquez ici |