Date
de révision:
16/11/2011
Opération Pour la Sauvegarde de l'Abeille
Noire
Le défi et Challenge
d'Abeille &Nature Comme vous avez pu le lire sur mon site, Je
suis parti en croisade pour aider l'Abeille Noire à échapper à sa
triste destinée: La disparition et l'extinction de sa sous-espèce:
Apis Mellifera Mellifera. Je tiens quand même à féliciter et à
remercier celles et ceux qui ne m'ont pas attendu pour faire quelque
chose de bien dans ce domaine, une petite poignée avant moi ont réuni un certain nombre
de "forces" pour également se lancer dans ce défi. Je ne suis pas
pour autant un
Donquichotte ou un arriviste de l'abeille noire mais seulement un hyper passionné
qui n'a pas l'intention de quitter cette terre sans avoir tout tenté
pour contribuer à sa sauvegarde. Je sais que beaucoup parmi vous
éprouvez ce sentiment d'impuissance. Si, seul, il est impossible
de faire quelque chose tant les courants contraires sont forts, ce
n'est pas un objectif farfelu pour autant bien au contraire. Cette
page s'adresse à toute personne de bonne volonté et principalement
aux apiculteurs du milieu professionnel tout aussi bien qu'aux
amateurs sensibilisés au problème de la disparition des abeilles et
j'ajoute: principalement à la disparition de l'abeille noire, celle
qui peuplait jadis nos contrées et a fait l'apiculture de nos
grands-pères. Je ne serai que le catalyseur de celles et ceux qui
participeront à cette grande aventure.
Avant propos:
Quelques indicateurs de la disparition de l'abeille Les principaux vecteurs de cette disparition
sont en grande partie dus aux pratiques apicoles qui ont fragilisé
cette sous-espèce mais bien entendu également aux méthodes de
traitements d'une agriculture moderne utilisatrice de produits
destructeurs. L'agriculture en prend
suffisamment pour son grade, (même si je trouve que ce n'est pas
assez), par conséquent, je ne me ferai ici que
l'écho de ce qui me concerne: Les mauvaises pratiques apicoles. Je
n'ai pas la prétention d'être un saint de l'apiculture, mais quand
on peut faire différemment, pourquoi ne pas choisir la voie qui nous
ramène à la bergerie ? Dans ce monde toujours plus destructeur, qui
écoute réellement ? Les Politiques font mine de s'intéresser aux
problèmes des nobles causes.. Hélas, ce n'est que dans l'intention
de caresser dans le sens du poil de la bête sans réellement mouiller
la chemise. Alors oui, l'abeille est très menacée d'extinction si
l'on ne prend pas urgemment les dispositions qui s'imposent, Mais
qui en a vraiment souci ? L'apiculture de loisir doit être
consciente des dangers qu'elle fait courir dans la survie de
l'Abeille. En effet, les apiculteurs amateurs sont trop
souvent tentés de débuter leur activité avec des abeilles non
adaptées à notre milieu, mais quand l'un d'entre eux pose la
question, on lui répond souvent que "l'abeille noire n'existe plus"
et qu'il vaut mieux de toutes manières acheter des abeilles de telle
ou telle autre sous-espèce car elles piquent moins, produisent plus
de miel et autres boniments d'importateurs ou d'affairistes..
L'importation et
l'exploitation de sous-espèces "non indigènes" En important ou en
élevant d'autres sous-espèces, les croisements sont malheureusement
inévitables. Or comme il y a plus de sous-espèces importées et
utilisées en apiculture, l'abeille noire va tout droit dans le mur.
"Oui mais on ne trouve pas d'essaims à acheter" me direz vous "et
c'est pour cela que j'ai acheté un essaims de Buckfast, ou
d'ailleurs".. Ce phénomène est d'autant plus accentué que dans la littérature
apicole, on peut lire que l'Abeille Noire est une abeille
"piquante" voire "agressive". Pour enrichir
les marchands, y compris certains éleveurs, on accuse notre chien de
la rage. Ainsi, trop souvent dans l'ignorance, l'apiculteur débutant
est passé au-dessus d'un problème dont il ignore totalement les
enjeux. Qu'en est-il réellement ? En
réalité, et je suis bien placé pour en parler, cette abeille n'a
rien d'agressif du tout, bien au contraire. Ayant eu à mes débuts
aussi bien de la Buckfast que de l'italienne ou caucasienne,
j'affirme que l'abeille noire fait très certainement partie des
abeilles les plus douces du monde ! Pourquoi dès lors de tels propos
à son endroit ?
Des abeilles Douces pour bien débuter..
Si vous n'avez pas visionné cette petite vidéo, cliquez
sur le bouton ou la photo. Vous verrez notamment ici
que l'abeille noire n'a rien d'un comportement agressif et
qu'il est agréable de travailler en petite tenue quand il
fait chaud au lieu d'être obligé de se protéger dans un
véritable scaphandrier sauna |
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Les gens qui affirment que l'abeille noire est
agressive ne la connaissent pas et ne font que colporter des ragots
d'apiculteurs qui tentent de justifier leur conduite ou "liberté"
d'exploiter d'autres sous espèces. Cette exploitation du reste n'est
peut-être pas innocente quand on sait qu'elle enrichit en premier
lieux des importateurs d'essaims ou de reines au détriment des
générations à venir, que ce soit celles de nos petits enfants ou bien
celles des apiculteurs eux-mêmes.
L'Hybridation des abeilles a-t-elle du bon sens
? A très court terme, si on laisse
faire ces importations, nous aurons une telle sur-hybridation que
l'apiculture professionnelle perdra totalement ses lettres de
noblesse et nous serons très rapidement amenés à connaître ce qui se
passe aux Etats Unis.. une disparition des abeilles dans laquelle on
cherche encore les responsables ou les causes. Il y a bien
entendu la conduite de l'agriculture conjointement responsable à ce
massacre des abeilles, mais je resterai ici encore une fois, seulement sur le terrain
des apiculteurs. Vous aimeriez faire de votre apiculture une noble
cause ? Alors faites marche arrière et relevons ensemble le défi qui
consiste à sauver notre abeille noire, celle que nos papis nommaient
l'abeille locale. Quand L'abeille noire (la reine) est fécondée
par des mâles d'une autre sous-espèce, la première génération
qui suit devient hybride sauf pour les mâles (les mâles n'ont pas de
père mais un grand-père, ce que nous étudierons dans le cours par
internet). Si donc les géniteurs sont issus eux-mêmes d'une
génération plus ou moins agressive, il transmettent leur gênes ou
caractères d'agressivité. En réalité, la première génération croisée
est encore à peu près exploitable. Elle n'a un comportement que
peu agressif mais elle manifeste généralement des signes de
nervosité. En revanche, dès la seconde ou la troisième
génération, il est impossible de s'en occuper. S'il y a une chose
que je déteste avant tout, c'est d'entrer dans un rucher où dans les
quelques secondes qui suivent, être immédiatement accueilli par des
gardiennes en furie. Parfois, les abeilles sont si agressives qu'il
faut se réfugier dans la voiture pour échapper à leurs piqûres qui
parviennent à traverser les vêtements de protection et les gants !
Faire de l'apiculture dans de telles conditions relève du pur
masochisme. Alors oui, dans ce cas là, on peut parler
d'agressivité.. mais on pourrait en dire exactement de même pour
d'autres sous-espèces d'abeilles et pas seulement de l'abeille
noire.. En réalité, dès lors que
l'apiculteur ne maîtrise pas son apiculture et son élevage, il
laisse dériver la reproduction et s'expose par conséquent à une
bâtardisation tout autant que la fragilisation de ses colonies dont la première tendance sera
d'acquérir des caractères de nervosité et d'agressivité mais aussi
de mortalité à la moindre contrariété climatique. A
l'inverse, quand on maintient les lignées de base grâce à un petit
travail de sélection, on réduit considérablement cette dérive. C'est
pourquoi, en dehors d'une apiculture responsable, beaucoup ignorent
cette tâche qui incombent à l'apiculture: La sélection. Il ne s'agit
pas de dire ou penser que cette tâche incombe uniquement aux pros..
Même un particulier possesseur de deux ruches devrait avoir ce souci
de bien faire. Cela ne concerne pas et n'incombe pas encore une fois qu'à une caste d'initiés. Avoir une ou deux
ruches ou un petit rucher familial, c'est bien, mais ce n'est pas suffisant ! Il faut avoir une
attitude responsable sans laquelle, nous contribuerions à
l'appauvrissement de notre patrimoine. Quand je lis ou entends
parler de liberté d'exploitation et que l'on parle d'une certaine
biodiversité génétique, cela me donne des boutons ! Je réponds que c'est du n'importe quoi !
Souvenez vous de l'humoriste Coluche.. "Quand on mélange du blanc et
du jaune.. il ne reste que du jaune !" Et bien, c'est exactement ce qu'il se
passe avec les abeilles. Où seront ces pseudos scientifiques quand
nous n'aurons plus d'abeilles ? Notre planète appartient à notre
responsabilité collective et non à une poignée d'individus qui
aujourd'hui tente de s'imposer en défenseur d'une soit disant
"biodiversité du patrimoine génétique" donnant bonne conscience à
ceux qui justement font taire leur conscience. Ce qu'il y a de bien avec la
nature, c'est qu'elle appartient à tous, dès lors qu'on est animé de
respect envers elle. Individuellement, nous en sommes tous des
gardiens. Tous, avons le devoir de la protéger et refuser la
facilité dont les mauvaises pratiques conduiraient inévitablement dans le mur !
La sélection et l'élevage d'abeilles n'est pas
une mince affaire mais à l'inverse pas si compliquée Quand on décide d'embrasser le
loisir de l'apiculture, il faut d'entrée parler de sélection car à
un moment ou à un autre, chacun sera au pied du mur devant
l'essaimage, qu'il soit artificiel ou naturel. Si
vous aviez une petite chienne type Yorkshire et un superbe berger
allemand, vous viendrait-il à l'esprit des les faire se croiser en
vous disant qu'après tout.. c'est la nature ? Et
bien pour ma part, je considère qu'il est d'une totale
inconscience que de faire la même chose avec les abeilles et avant
d'acquérir une ruche ou deux, il est bien de s'informer ou de se
former aux pratiques de la sélection car la sélection est le devoir
de chaque apiculteur individuellement et non pas la responsabilité
de notre voisin ou des pros seulement. On lit un peut trop, malheureusement, que
l'apiculture c'est facile et qu'il n'y a qu'à laisser faire les
abeilles.. et la nature fera le reste ! Et bien pas du tout ! Puisque
l'homme a implanté des sous-espèces qui ne faisaient pas partie de
notre écosystème d'origine, c'est à nous maintenant qu'il incombe de faire marche
arrière ce sans quoi nous porterions une responsabilité toute aussi
importante. A quoi bon dès lors, dénoncer la pollution ? les
pesticides ? L'élevage intensif ? et une agriculture de grande
consommation si nous-mêmes ne commençons pas par balayer devant notre porte ?
Une petite question: Que pensez-vous des OGM ? êtes vous pour ou
contre ? Rassurez vous, je n'ai pas l'intention ici de
me transformer en partisan du contre comme du pour, mais, permettez
moi de prendre une certaine analogie: Beaucoup d'apiculteurs ont
été sensibilisés par la lecture d'un ou plusieurs ouvrages dudit
"Frère Adam". Cet ecclésiastique a travaillé aux croisements de
plusieurs sous-espèces d'abeilles au point d'obtenir des souches
capables de se reproduire avec un certain nombre de caractéristiques
propres à une sous-espèce. Il a créé sur la base de ces croisements,
l'Abeille Buckfast. Cette abeille a été sélectionnée sur des souches
d'abeilles très productives et aux qualités de douceur. Elle a
suscité immédiatement l'engouement d'une apiculture avide de
productivité, et c'est ainsi que cette abeille s'est implantée un
peut partout, plus particulièrement dans les pays riches que les pays pauvres. Le
Frère Adam peut se vanter d'où il est maintenant d'avoir réussi à
"créer" une abeille productive.. Oui, mais il n'a pas pensé un
instant aux générations à venir.. ou bien, lui aussi a fermé les
yeux et fait taire sa conscience s'il en avait une. Ses abeilles allaient contribuer à
polluer les patrimoines génétiques des abeilles locales.. Peut-on
parler dans ce cas d'un bienfait ? Pour ma part, ma réponse est non
et sans conteste et j'invite chacun à réfléchir avant d'agir.
L'hybridation: On
ne pourra jamais empêcher l'hybridation dans la nature des choses
car il n'existe pas de frontières dans le règne animal. Ainsi, par
exemple, prenons le cas le l'abeille italienne et de l'abeille
noire. Où se situe réellement la limite géographique ? Personnellement, je
réponds que la frontière est une délimitation naturelle du milieu
dans lequel chacune de ces abeilles évoluent et se complaisent. C'est ainsi par
exemple, que l'on trouvera dans une zone commune superposée, un
certain nombre de colonies naturellement hybrides, mais chacune
finira par
trouver son territoire sans que celui-ci s'étende à l'infini
(exemple: pourquoi y-a-t-il des lions dans le Sud de l'Afrique et
pas dans le nord ?) Quand on considère la loi de Mendel (qui de
surcroît était également apiculteur), les croisements multiples
entre ces deux sous-espèces permettent de revenir sur des souches
pures après quelques générations. Par conséquent la nature a bien
prévu les choses. Mais là où cela se gâte, c'est l'intervention
humaine. En introduisant une nouvelle sous-espèce ou hybride dans un
lieu donné, les
croisements deviennent plus complexes et parfois de manière
irréversible. Depuis de nombreuses années, je constate que les
hybridations produisent des abeilles plus fragiles, tant sur le plan
des maladies qu'en longévité. Merci de votre attention et de la
suite que vous donnerez à votre réflexion, mais s'il vous plaît.. Ne
donnez pas du champ aux abeilles d'importation !
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