Bernard NICOLLET  Apiculteur  Éleveur  
document révisé le 30/01/2012

Le nourrissement des abeilles

L'apiculteur, qu'il soit amateur, de loisir ou professionnel doit se soucier des réserves alimentaires de ses colonies d'abeilles. Une colonie bien équilibrée est une colonie qui dispose d'un nombre suffisant de butineuses, d'ouvrières, de nourricières et de mâles. Pendant toute la période de la miellée, elles se suffisent à elles-mêmes et le surplus de production sera stocké d'abord dans le haut des cadres de corps puis, dans la hausse.
En principe, l'apiculteur n'a pas à nourrir ses abeilles en cours de saison à moins que les conditions météo ne soient catastrophiques plusieurs semaines d'affilée. Dans ce cas, il nourrira exclusivement les ruches qui n'ont pas de hausse, généralement, des essaims en cours de développement. C'est sûr.. quand les abeilles consomment leur miel, c'est pure perte pour l'apiculteur qui laisse faire la nature.

En élevage, je pratique le nourrissement des essaims car ils n'ont pas suffisamment de butineuses pour assurer un apport régulier et constant de nectar ainsi que pour assurer la construction des cadres. En effet, pour que les glandes cirières des abeilles soient très productrices, il leur faut un apport riche en miel et en eau. Sans un tel apport, elles ne bâtissent que très lentement, voire, deviennent paresseuses et se limitent à quelques cadres de la ruchette (c'est ainsi que je nomme une ruche non complète). Cette assistance, je la porte jusqu'à ce que la colonie soit sur 6 cadres de couvain ou bien suffisamment populeuse pour offrir dès le début de l'autonome les conditions optimales pour affronter l'hiver (qui, dans ma région est une véritable épreuve sanction). Selon Pierre-andré Pelissier (auteur du film Le Berger des Abeilles), il faut environ six heures pour construire une seule cellule.. il y a environ 2500 cellules sur une seule face de cadre Dadant.. soit 50.000 dans la ruche x 6 heures... Vous comprenez aisément que le ..Beefsteak a toute son importance !
A la fin de la miellée ou fin de saison, je pratique un nourrissement général sélectif après avoir retiré toutes les hausses, ceci afin de complémenter les colonies dans le besoin et m'assurer qu'elles disposeront d'une réserve de nourriture suffisante pour passer les longs hivers de notre région montagneuse. Notez bien que je nourris uniquement les colonies qui ont besoin, nous verrons cela un peu plus bas.

Sur cette page, je vous présente ma méthode. Je n'ai rien inventé mais retenu ce qui se pratique dans le milieu apicole et surtout adapté cette façon de faire à mon propre élevage.
Nous allons donc étudier deux aspects du nourrissement des abeilles:

  • - d'une part, le nourrissement des essaims dit "biberonnage"
  • - d'autre part, le nourrissement hivernal ou automnal

 

A/ - Le nourrissement des essaims             

Le cours d'Apiculture sur le biberonnage vous sera sans doute très utile au printemps. En effet, dès la création d'un essaim, alors que celui-ci n'a pas encore de Reine, la perturbation induite par l'orphelinage ne lui permet pas de subvenir seul à une autonomie suffisante surtout si la population est conséquente. En effet, alors qu'il n'est basé que sur 3 cadres de couvain plus un cadre de nourriture les abeilles qui sont au nombre d'environ 5000 à 7000, doivent commencer un travail de création de cadres supplémentaires en attendant la naissance de leur future reine. Sans apport de nourriture complémentaire fraîche et fortifiante, elles ne commenceront aucun travail de construction. En revanche, dès lors qu'une reine est sur le point de naître, les cirières s'activent à créer de nouveau rayons car la naissance d'une nouvelle famille ne fait plus l'ombre d'un doute.

Le problème qui se pose en élevage d'abeilles, c'est la rapidité de construction des cadres. C'est en effet ce qui limite le taux de prolificité des colonies. Or, dans une période comme celle que nous traversons (Changements et bouleversements climatiques), nous avons besoin de multiplier le cheptel des ruches ne serait-ce que pour compenser les pertes liées aux pesticides, à la mortalité naturelle, et la prévision de remplacement des reines. Pour enrayer les pertes, l'apiculteur doit passer à la trappe les cadres pollués par un pollen contaminé qui feraient crever les futurs essaims. N'ayant pas de cadres d'avance pour offrir de bonnes conditions de démarrage aux essaims artificiels, l'apiculteur est donc dans une certaine impasse et la croissance de son cheptel est donc fortement compromise.
En utilisant ma technique de cadres à jambage (voir ici), les abeilles vont se développer beaucoup plus vite comparativement aux cadres neufs avec une feuille de cire gaufrée. Elles se pendent en grappe pour tirer de nouvelles cires en totalité ce qui permet à l'essaim de partir sur de bonnes bases et non sur des cadres plus ou moins "douteux". La bonne proportion de sucre contenu dans le sirop de biberonnage exerce donc un rôle capital afin d'exciter les glandes cirières de nos abeilles..
La suite ici, faites moi confiance, vous ne le regretterez pas.. (Cours d'apiculture sur internet )

Dans la nature ne l'oublions pas, les abeilles ne disposent pas de cires gaufrées, elles ne disposent pas non plus de cadres qui prédéfinissent un format spécifique, mais le cadre est devenu un accessoire indispensable pour qui veut faire de l'apiculture sainement.
D'autre part, quand un essaim quitte une ruche et n'est pas repris par un apiculteur, les abeilles ont tout à faire, tout à nettoyer et construire si elles adoptent une ruche à l'abandon, une cheminée ou un tronc d'arbre. Pour celles et ceux qui ont eu la chance d'observer ce phénomène, qui n'a pas été surpris de constater à quelle vitesse les abeilles en partance lors d'un essaimage parviennent à construire ? Quand un essaim reste "pendu" sur une branche d'arbre faute d'avoir trouvé un abri où construire, les cirières entrent en action le deuxième ou troisième  jour et construisent un ou deux rayons suspendus afin de ne pas "fatiguer la grappe" par un poids important (n'oublions pas que l'essaim a quitté la ruche avec de lourdes provisions qui lui sont indispensables non seulement pour la survie de l'essaim mais aussi pour le 'sur-nourrissement' des charpentières et cirières qui vont avoir un besoin colossal de sucre et d'eau pour bâtir.

Les abeilles sont faites pour construire ou rebâtir et non pour squatter un lieu où il n'y a rien à faire.. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de constater dans un rucher où il y a plusieurs ruches en attente, que les abeilles essaimeuses choisissent souvent la ruche vide la plus pourrie et non la plus neuve.. Pour quelle raison ?

La principale est qu'elles pourront faire un grand ménage et construire leur cire à leur façon et non d'une manière imposée par la main de l'homme ! L'apiculteur doit juste de "canaliser" leur travail afin que l'harmonisation et la régularité concernant la construction des cadres soit maintenue et que les abeilles "ne tirent pas en travers". Quel apiculteur n'a-t-il pas eu un jour la désagréable surprise de constater l'arrivée d'un essaim dans une ruche non occupée depuis pas mal de temps et découvert au moment de sa visite que les abeilles avaient tiré leurs rayons à la perpendiculaire des cadres vides de toute cire ? N'étant pas canalisées, les abeilles ont construit comme elles l'entendaient (et non pas forcément comme cela convient de facto à notre apiculture moderne).
Il est souvent surprenant de constater qu'en quelques jours seulement, elles ont dressé 4, 5 voire 6 ou 7 rayons. Elles sont capables, d'aller vite.. très vite en terme de construction, quittes à renforcer les structures un peu plus tard.
Pourquoi ce phénomène si naturel de vitesse de construction ne s'opère-t-il pas dans l'apiculture conduite par l'homme ? Il y a deux raisons à cela:

  • D'une part l'essaim doit reconstruire très vite car n'oublions pas que la durée de vie des abeilles est très limitée et que la reine doit être en mesure de redémarrer sa ponte rapidement avant que la colonie ne dépérisse,

  • D'autre part, n'étant pas gênées par de la cire gaufrée, elles peuvent exercer leur art à leur manière. La photo ci-dessus le démontre bien. Les abeilles dressent une sorte d'échafaudage bien tendu qui leur permet une construction recto-verso simultanée contrairement à une feuille de cire gaufrée qui leur impose une construction face après face

Vous observerez lors de votre première capture d'essaim, que celui-ci comprend un grand nombre de butineuses. En effet, il leur est indispensable de recevoir des apports quotidiens de nourriture mais aussi, une surabondance de nectar, ressource obligatoire pour la construction des nouvelles cires.
C'est donc en calquant une méthode naturelle que l'éleveur doit procéder au nourrissement de ses essaims, naturels ou artificiels.
En saison, vous devrez alimenter vos essaims par un apport de sirop dont la constitution est basée sur les proportions suivantes:
1 litre d'eau pour un Kg de sucre. Ce mélange ne doit pas être fait n'importe comment. Il faut faire bouillir l'eau. Une fois l'eau à ébullition, on arrête le feu puis on ajoute le sucre que l'on délaye. On laisse refroidir le tout ce qui va avoir pour conséquence d'épaissir ce sirop.
Le biberonnage n'est pas un nourrissement.. c'est un stimulant pour les cirières. Il convient donc de leur donner un minimum de cet apport. Dans ma technique d'élevage, je leur donne l'équivalent d'un verre à vin tous les 3 jours pas plus mais très régulièrement. Le but étant que les abeilles consomment ce sirop et non pas de le stocker. Je ne tiens pas à ce qu'elles aient en réserve du sirop de sucre transformé mais du vrai nectar.
Ceci étant, j'améliore ce sirop de biberonnage par l'adjonction de différents ingrédients naturellement appétants  afin d'être certain de sa consommation et non pas de son stockage. (Composition Réservée aux abonnés du cours internet cliquez ici)

Ce sirop n'a rien à voir avec un sirop de nourrissement hivernal. Encore une fois, il est destiné pour aider à la production de la cire; il s'agit donc d'un sirop dit léger.

Certains penseront qu'il s'agit d'une assistance.. "un peu trop assistée.." Oui je le concède mais il ne faut pas oublier que c'est dans un but de multiplication du cheptel et pour compenser le stress occasionné, et puis,  il est tout à fait normal de les dorloter (mais je ne vais pas au-delà) ! Il s'agit d'une assistance ponctuelle et passagère qui se limite uniquement à la période de production des essaims. Du reste elles nous le rendent au centuple ! Si vous avez un petit chien pour compagnon, le laissez vous se débrouiller dans la nature pour qu'il trouve sa nourriture ? Ne l'oubliez jamais: les abeilles sont des "animaux" semi-domestiques et elles apprécient notre compagnie et notre soutien !

 

B/ - Le nourrissement pour l'hivernage  

Comme je l'indique dans le chapitre précédent, ce type de nourrissement est purement prévisionnel et doit faire partie d'un travail sélectif. Il consiste à apporter un complément de provisions de nourrissement "stockable" afin que les abeilles puissent passer l'hiver sans la moindre intervention humaine et sans rupture de nourriture surtout si on leur a enlevé les hausses de miel.
Le problème pour l'apiculteur réside dans l'évaluation du besoin. En principe, nous ne devrions pas avoir à nourrir nos abeilles car elles savent se débrouiller sans nous. Mais, étant donné que nous avons prélevé une partie de leurs réserves, il faut par conséquent évaluer les colonies qui auront besoin d'un apport, celles qui n'en ont pas besoin, et.. celles qui en ont trop !
Il est donc important, quand on débute, de maîtriser un minimum de paramètres comme par exemple, le poids de ses ruches à vide, avec les cadres mais sans les abeilles. Cela constituera plus tard, la Tare qui nous permettra lors des pesées de connaître précisément la quantité de sirop à apporter et non procéder "au pif" (ce qui équivaut à pratiquer une apiculture de hasard. Avez-vous un pèse ruche ? Alors commencez par cela (cliquez ici)

Une balade au rucher ? Cliquez sur l'image

Cliquez ici
 Préparation à l'hivernage.. Toits sanglés, abeilles traitées et nourries.. Bonne nuit les filles !

Le nourrissement hivernal du passé
Oui mais voilà, non seulement nous avons récolté leur magasin de stockage que nous appelons "Hausse" mais de surcroît, il devient difficile en fin de saison de tomber sous le coup de miellées tardives. Enfin, les méthodes modernes d'agriculture font que nos amies les abeilles ont de plus en plus de mal à trouver des sources polliniques diversifiées et riches en protéines surtout en fin de saison.
Dans le passé, les apiculteurs ne complémentaient pas leur colonies. D'une part, parce que n'était pas dans la nature des choses et que le sucre coûtait très cher, d'autre part, il n'y avait pas autant de traitements agricoles et de destruction des fossés ou des haies. D'autre part encore, beaucoup de ruches étaient des "12 cadres" donc, disposaient normalement de réserves importantes de nourriture. Il est certain que les colonies n'étaient pas poussées comme elles le sont maintenant, même dans une optique biologique.
Enfin, soulignons le fait que la biodiversité de la Planète Terre de nos jours est en totale régression et que ce ne sont pas les systèmes politiques qui se soucient des petites fleurs des champs par conséquent de l'avenir de nos petits enfants et futurs.. alors pensez donc.. les abeilles...

Nourrir les abeilles en hiver ?
Quand l'hiver est là, il ne faut plus envisager quoi que ce soit car on ne doit pas nourrir les abeilles en hiver mais au tout début de l'automne (SVP..voir ici mon cours par internet). Ne pas complémenter une colonie au bon moment est une attitude irresponsable de la part de "l'apiculteur" (car pour moi dans ce cas, je ne peux le qualifier de "Berger des Abeilles") et cela comporte un risque majeur. En effet, si l'hiver est long, il ne sera plus possible de nourrir en plein cœur de celui-ci car les abeilles ne monteront pas dans le nourrisseur. Elles ne travailleront pas le sirop pour le transformer en miel. La colonie s'appauvrira en provisions, donc en ressources énergétiques, et connaîtra le froid ce qui d'une manière redondante pourrait favoriser le développement de Nosema Ceranae ou de mycoses leur provoquant dysenteries et mort prématurée.
Le nourrissement, encore une fois est-il utile de le rappeler, quand il est nécessaire, doit avoir lieu suffisamment tôt dans la fin de saison, même si la biodiversité permet encore quelques miellées tardives, ce qui reviendrait à l'apiculteur de tenter un coup de Poker s'il ne comptait que sur cet apport tardif. Quand on aime ses colonies, les bichonne toute l'année, on n'a pas le droit de les laisser en pensant qu'elles se débrouilleront seules. N'oublions pas tout de même qu'elles nous ont apporté beaucoup de plaisir et éveillé notre curiosité. De plus, elles nous ont offert quelques cadres de miel. Nous leur devons bien cela en retour et récompense.
Certaines abeilles sont plus gourmandes que d'autres et consomment de grandes quantités de nourriture au cours de l'hiver. Je pense particulièrement à la Buckfast, la Carniolienne et l'Italienne. L'abeille noire est à mon avis la plus économe si j'en juge à ma seule expérience sous aucune influence externe de ce qui se dit ci ou là, seulement mon constat.

Quelle quantité de sirop apporter à mes colonies lors du nourrissement automnal ?
Ce chapitre est entièrement traité dans le cours 2011-2012 (cours d'apiculture par internet)

Nourrissement Urgent des abeilles avant la fin de l'hiver ?
Normalement, quand un Berger des abeilles a fait son travail correctement, il n'y a aucune raison pour tomber dans l'urgence d'un nourrissement. La voilà la méconnaissance dont je ne cesse de parler sur ce site afin de promouvoir mes stages de formation ou mon cours par internet, pardonnez ma franchise. L'apiculture, cela s'apprend.. On ne devient pas un Berger de Abeilles parce qu'on a acheté ses premières ruches.. Il faut maintenant acquérir de l'expérience. Voyez-vous, réfléchissons un instant:
Qu'est-ce qui vous fait dire que vos abeilles ont un besoin urgent d'être nourries dans l'hiver ou en sortie d'hiver ? Avez-vous pesé vos ruches avant de nourrir en fin d'été puis après nourrissement pour connaitre le poids exact de chacune de vos ruches ? Venez-vous de peser vos ruches maintenant  et, déduisant la tare  (ou poids de votre ruche vide) vous constatez qu'elles n'ont plus de réserves ?
Pour la majorité d'entre vous qui êtes en train de me lire, la plupart de vos réponses seront négatives avouez-le.. Donc, vous devez apprendre afin de ne plus devoir angoisser à chaque hiver. On ne nourrit pas pendant l'hiver !! Point ! C'est avant qu'il convient de le faire.
Ceci étant, si vraiment vos colonies sont dans l'urgence, suite à votre négligence (faute de connaissances) alors oui, vous pouvez leur donner un peu de sirop épais tiède à la limite chaud (50°) Pas plus de 1 litre mais de grâce.. Seulement si c'est absolument indispensable et à condition de ne pas utiliser cet ultime recours comme un moyen. Car il y a un grand danger dans cette pratique, je le rappelle: il s'agit là d'une tentative de repêchage et de sauvetage ultime.

Pourquoi nourrir les abeilles tôt ?
Encore une fois, voir le cours.. inscrivez-vous !

Les sirops de nourrissement foisonnent sur le marché. Toutes les rumeurs vont bon train surtout depuis l'avènement des OGM. Tout et n'importe quoi se dit, se pense. Pour ce qui me concerne, j'avais renoncé aux sirops industriels proposés car je trouvais que c'était payer un peu cher l'eau additionnée dans les mélanges surplombés par les coûts de transport. Préférant confectionner moi-même les mélanges, soit dit en passant que cela demande beaucoup de temps et d'énergie, j'ai constaté qu'il y avait quand même une différence de mortalité hivernale surtout comparativement aux sirops à base de maïs. Mais le vrai plus, est que je dose moi-même, et au moins, je sais ce que je mets dans la composition de celui-ci. D'autre part, cela me permet de faire des apports protéiniques pour complémenter les carences en pollens tardifs. Il est cependant certaines circonstances dans lesquelles le nourrissement n'est pas recommandé
Dans quelles circonstances ne doit-on pas nourrir ? (voir mon cours complet)

Il est évident que lorsque les colonies ont très fortement stocké des réserves, il est totalement inutile de nourrir ! Toute la difficulté est de connaître la limite du trop ou du trop peu. Si pour un berger des abeilles chevronné, cela ne pose aucun problème, en revanche, pour l'apiculteur débutant, cette incertitude risque de coûter la vie à ses colonies.
Généralement sous le coup de l'amour pour leurs abeilles, les débutants vont systématiquement nourrir ! Or, quand le travail de fin de saison est effectué correctement, ce doute n'existe pas.. Bien sûr, le biotope local joue un rôle prépondérant. (Inscrivez-vous à mon cours d'apiculture par internet, nous étudierons ensemble le pourquoi des choses et comment travailler)


Aujourd'hui, je confectionne toujours mes sirops de nourrissement et vous livre ma recette dans mon cours d'apiculture
SIROP DE NOURRISSEMENT AUTOMNAL:

1 part d'eau pour 2 parts de sucre en poudre (cristallisé)
10 % de miel du total en poids (attention ! 1 litre d'eau + 2kg de sucre = 3 Kg qui ne font pas 3 litres)
J'ajoute le complexe d'apports protéiné et bactéricide (voir plus bas) ainsi qu'un complexe d'huiles essentielles

Explications: On peut acheter le sucre en gros chez des fournisseurs comme la maison Ickowicz, ou l'Abeille d'Auvergne (Abeille lyonnaise) et autres grossistes en matériel apicole.. Les conditionnements en sacs de , 20 ou 50 Kg réduisent la manutention et le prix (dans la mesure où l'on ne se déplace pas que pour cela). Mais vous pouvez vous rendre à votre magasin "Netto Lidle ou tout autre Hard Discounteur" et demander au directeur un prix avantageux sur les sacs promo de 5 kg. On parvient ainsi à acheter le sucre le plus avantageux du marché et généralement, nous n'avons pas des Km à parcourir ou subir des coûts de transport qui plombent notre budget. D'autre part, les sacs de 5 kg sont plus maniables que des sacs de 20 ou 50 kg.
Il faut commencer par faire bouillir l'eau puis on ajoute le sucre. On attend à nouveau le début d'un bouillonnement. Puis on laisse redescendre la température jusqu'à une cinquantaine de degrés.
On ajoute les 3/4 de la quantité adéquate de miel (liquide si possible), on mélange longuement le tout
Avec l'autre 1/4 de miel restant, je dilue ma ration calculée de mon complexe protéiné (voir en bas de page) afin que le mélange et dissolution soit rendue possible (sinon vous aurez droit aux grumeaux si vous versez directement) puis je verse cette mélasse obtenue dans le sirop. A l'aide d'un mélangeur (ou d'une perceuse électrique dotée d'un agitateur), je remue le longuement le tout afin de bien homogénéiser le sirop et le complexe d'huiles essentielles. Cette manière de faire permet d'apporter non seulement une odeur alléchante du sirop pour les abeilles  mais est également très utile pour leur système digestif, (propriétés le nettoyage intestinal).
Pour 1 litre de sirop, ajoutez 1 cuiller à soupe de vinaigre de cidre.

Quelle quantité de sirop doit-on donner aux abeilles ?

C'est ici la partie la plus délicate car il vous faut savoir évaluer les stocks disponibles des réserves avant l'hiver. Une ruche (10 cadres), quelque soit son modèle, doit au moins avoir 4 cadres complets de réserves et des réserves sur chacun des cadres tout en laissant suffisamment de place dans le nid à couvain pour la ponte automnale des reines . Si la colonie est en surstock, il ne sert à rien de nourrir, bien au contraire, il faudra peut-être même retirer puis extraire un ou deux cadres de miel afin que la reine puisse pondre suffisamment à l'automne..
dans un tel cas, je m'autorise à leur donner 50 cl (pas plus) de sirop afin de les aider à laver leur paroi intestinale. Ainsi, juste après un traitement anti-varroa, ................(Pour étudier cette partie en détail, voyez mon cours 2012)

Quand on ne possède qu'une ruche ou deux, il n'est pas possible de procéder à l'équilibrage des colonie (méthode entièrement décrite et filmée dans le cours 2012). Les plus grandes erreurs sont généralement commises par les apiculteurs débutants, qui , ayant entendu parler du nourrissement, vont "sur-nourrir" leur colonies ou bien à l'inverse provoquer leur mort par famine. 
Ce n'est pas un sujet facile et il prête souvent à une foire à l'empoigne entre les partisans d'un nourrissement systématique et ceux qui prônent pour le "laissez faire la nature".
Personnellement, il m'arrivait régulièrement dans le passé d'acheter 3 tonnes de sucre pour confectionner mes sirops. Aujourd'hui, avec ma méthode, quand j'en achète 500 kg, c'est déjà beaucoup ( mais suffisant).

Un excès d'apport de sirop: ...................(cours 2012)

Peut-on donner le sirop de nourrissement à plusieurs reprises ?

Je ne vous le conseille pas pour les raisons suivantes! ......................(cours 2012)

Si vous n'avez pas fait votre nourrissement, et que vous n'ayez pas envie de confectionner votre sirop, je vous propose celui-ci en jerricans de 10 litres prêt à l'emploi avec l'ensemble des ingrédients de ma recette mais.. .

Donner du sirop en sortie d'hiver ?
Non ! en tous cas, pas de manière systématique.. on peut leur donner un peu de candi protéiné et encore !! à condition que la température soit d'au moins 13 degrés plusieurs jours d'affilée ou bien que les abeilles rentrent leurs premières pelotes de pollen.
Si vous n'avez pas suffisamment nourri avant l'hiver, vous pouvez tenter un nourrissement léger avec un sirop de nourrissement protéiné (3 à 5 verres à vin pas plus, à moins que l'hiver se prolonge après le mois de février. Si vous en donnez trop, vous risquez de leur donner de la dysenterie.. Encore une fois, c'est avant qu'il fallait faire ! Vous comprenez toute l'importance d'une bonne formation ? Mes cours par internet peuvent vous aider mais si vous en avez la possibilité, je vous conseille l'inscription à un de mes stages de formation d'apiculture en week-end. Ainsi, cela vous donnera les fondamentaux d'une apiculture saine pour vos abeilles et vous ne commettrez plus d'erreurs majeures ou fatales..


Service:
Je ne saurai pas vous placer en prix à cause des frais de transport pour le sirop de base que vous pouvez préparer vous-même sur la base de 1 part d'eau pour 2 parts de sucre + 10% de miel. En revanche pour le complément au sirop, cela peut être intéressant car il y a tant d'huiles essentielles différentes à acheter qu'il faudrait faire des quantités industrielles de sirop pour amortir.
C'est la raison pour laquelle, je vous propose seulement le complément à ajouter au sirop de base.
Dans la tarification ci-dessous, les frais de port sont inclus (France métropolitaine uniquement - Pour autre destination, me demander ici ) Mentionnez dans la rubrique "Quantité", combien de doses vous souhaitez sachant que le minimum est 1 (à la place du "0" par défaut)

 

Le Pèse Ruche, un outil indispensable !

Lancer la video

Le Pèse Ruche à cadran
Le Pèse-ruche vous permet d'apprécier le poids de réserves de vos colonies. Aussi bien utile au moment du nourrissement qu'en sortie d'hiver, il se révélera vite un outil indispensable, même dans une apiculture professionnelle où l'apiculteur est confronté à des obligations de rentabilité.
On crochète l'arrière de la ruche à l'aide du pèse ruche et on soulève délicatement.. le cadran vous indique le poids de la moitié de la ruche. Il vous suffit de multiplier par 2 pour obtenir le poids moyen de votre ruche
Le pèse ruche peut indiquer un poids de 22 kg maximum soit une ruche de 44 Kg

Un outil pour vous même certes, mais que vous pouvez aussi offrir en cadeau à un ami ou parent apiculteur.

Cliquez sur la photo ci-contre pour une démonstration en ligne



Quantité souhaitée: Candi Protéiné pour fin d'hiver Prix unitaire TTC port compris

Barquette de 500g de candi hyper-protéiné - ma recette Nicollet

14,90€ TTC

Cabochon modifié pour nourrisseur Nicot comprenant 250g de Candi hyper-protéiné - recette Nicollet

12,45€ TTC

Pèse Ruche à cadran. (Un remboursement de 7 euros sera effectué sur votre transaction si vous profitez d'acheter cet instrument en même temps qu'un produit Candi)

21,00€ TTC

Dose de complexe huile essentielles seules pour ajout au sirop (pour 10 litres de sirop)

19,00€ TTC

Complément au Sirop: composé d'un complexe huile essentielles + pollen bio + protéines + acidifiant + hypochlorite de sodium, alcoolat de propolis, (pour ajouter à 10 litres de sirop). Ce complément procure de l'appétence aux abeilles qui descendront plus vite le sirop dans les cadres.

29,00€ TTC

Pollen Bio
en grains (pots de 500g)  à broyer avant de répandre à 10 m des ruches (comptez 75g par ruche) - voir la vidéo ici

16,50€ TTC

Pollen Bio
grains de pollen bio broyés pour une meilleure récolte par les butineuses. A répandre à 10m des ruches - en pots de 500g - voir la vidéo ici

18,50€ TTC

Traité Rustica de l'Apiculture

45 EURO (+7€ port)

Les frais de ports sont inclus pour France Métropolitaine uniquement -
Si vous commandez plusieurs produits sur cette page, nous pouvons être amenés à réaliser des économies sur les frais de port.
Dans ce cas, vous serez intégralement remboursés de la différence - Merci de votre confiance

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En Février, bon nombre de colonies arrivent à leur fin de vie.. parfois avant la jonction avec les abeilles de printemps. Vous souhaitez aider vos abeilles ?
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