| Bernard
NICOLLET Apiculteur
Éleveur |
| document
révisé le
30/01/2012 |
Le nourrissement des abeilles
L'apiculteur,
qu'il soit amateur, de loisir ou professionnel doit se soucier
des réserves alimentaires de ses colonies d'abeilles. Une
colonie bien équilibrée est une colonie qui dispose d'un
nombre suffisant de butineuses, d'ouvrières, de nourricières
et de mâles. Pendant toute la période de la miellée, elles se
suffisent à elles-mêmes et le surplus de production sera
stocké d'abord dans le haut des cadres de corps puis, dans la
hausse.
En principe, l'apiculteur n'a pas à nourrir ses abeilles en
cours de saison à moins que les conditions météo ne soient
catastrophiques plusieurs semaines d'affilée. Dans ce cas, il
nourrira exclusivement les ruches qui n'ont pas de hausse,
généralement, des essaims en cours de développement. C'est sûr..
quand les abeilles consomment leur miel, c'est pure perte pour
l'apiculteur qui laisse faire la nature. |
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En élevage, je pratique le nourrissement des essaims car ils n'ont
pas suffisamment de butineuses pour assurer un apport régulier
et constant de nectar ainsi que pour assurer la construction des
cadres. En effet, pour que les glandes cirières des abeilles
soient très productrices, il leur faut un apport riche en miel
et en eau. Sans un tel apport, elles ne bâtissent que très
lentement, voire, deviennent paresseuses et se limitent à
quelques cadres de la ruchette (c'est ainsi que je nomme une
ruche non complète). Cette assistance, je la porte jusqu'à ce
que la colonie soit sur 6 cadres de couvain ou bien suffisamment populeuse
pour offrir dès le début de l'autonome les conditions optimales
pour affronter l'hiver (qui, dans ma région est une véritable
épreuve sanction). Selon Pierre-andré Pelissier (auteur du film Le Berger des Abeilles), il faut
environ six heures pour construire une seule cellule.. il y a
environ 2500 cellules sur une seule face de cadre Dadant.. soit
50.000 dans la ruche x 6 heures... Vous comprenez aisément que
le ..Beefsteak a toute son importance !
A la fin de la miellée ou fin de
saison, je pratique un nourrissement général sélectif
après avoir retiré toutes les hausses, ceci afin de
complémenter les colonies dans le besoin et m'assurer qu'elles
disposeront d'une réserve de nourriture suffisante pour passer
les longs hivers de notre région montagneuse. Notez bien que je
nourris uniquement les colonies qui ont besoin, nous verrons
cela un peu plus bas.
Sur cette page,
je vous présente ma méthode. Je n'ai rien inventé mais
retenu ce qui se pratique dans le milieu apicole et surtout
adapté cette façon de faire à mon propre élevage.
Nous allons donc étudier deux aspects du nourrissement des
abeilles:
- - d'une part, le nourrissement
des essaims dit "biberonnage"
- - d'autre part, le
nourrissement hivernal ou automnal
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A/ - Le
nourrissement des essaims
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Le cours
d'Apiculture sur le biberonnage vous sera sans doute très utile au
printemps. En effet, dès la création d'un essaim, alors que celui-ci n'a
pas encore de Reine, la perturbation induite par l'orphelinage
ne lui permet pas de subvenir seul à une autonomie suffisante
surtout si la population est conséquente.
En effet, alors qu'il n'est basé que sur 3 cadres de couvain
plus un cadre de nourriture les abeilles qui sont au nombre
d'environ 5000 à 7000, doivent commencer un travail de
création de cadres supplémentaires en attendant la naissance
de leur future reine. Sans apport de nourriture complémentaire
fraîche et fortifiante, elles ne commenceront aucun travail de construction.
En revanche, dès lors qu'une reine est sur le point de naître,
les cirières s'activent à créer de nouveau rayons car la
naissance d'une nouvelle famille ne fait plus l'ombre d'un doute. |
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Le
problème qui se pose en élevage d'abeilles, c'est la rapidité de
construction des cadres. C'est en effet ce qui limite le taux de
prolificité des colonies. Or, dans une période comme celle que
nous traversons (Changements et bouleversements climatiques), nous avons besoin de multiplier le cheptel des
ruches ne serait-ce que pour compenser les pertes liées aux
pesticides, à la mortalité naturelle, et la prévision de
remplacement des reines. Pour enrayer les pertes, l'apiculteur doit passer à la
trappe les cadres pollués par un pollen contaminé qui feraient
crever les futurs essaims. N'ayant pas de cadres d'avance pour
offrir de bonnes conditions de démarrage aux essaims artificiels,
l'apiculteur est donc dans une certaine impasse et la croissance
de son cheptel est donc fortement compromise. En
utilisant ma technique de cadres à jambage
(voir
ici), les abeilles vont se développer beaucoup plus vite
comparativement aux cadres neufs avec une feuille de cire gaufrée.
Elles se pendent en grappe pour tirer de
nouvelles cires en totalité ce qui permet à l'essaim de partir
sur de bonnes bases et non sur des cadres plus ou moins "douteux". La bonne proportion de sucre contenu dans le
sirop de biberonnage exerce donc un rôle capital afin d'exciter les glandes cirières
de nos abeilles..
La suite ici, faites moi
confiance, vous ne le regretterez pas.. (Cours
d'apiculture sur internet ) |
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Dans la nature ne
l'oublions pas, les abeilles ne disposent pas de cires gaufrées,
elles ne disposent pas non plus de cadres qui prédéfinissent un
format spécifique, mais le cadre est devenu un accessoire
indispensable pour qui veut faire de l'apiculture sainement.
D'autre part, quand un essaim quitte une ruche et n'est pas
repris par un apiculteur, les abeilles ont tout à faire, tout
à nettoyer et construire si elles adoptent une ruche à
l'abandon, une cheminée ou un tronc d'arbre. Pour celles et ceux qui ont eu la chance
d'observer ce phénomène, qui n'a pas été surpris de
constater à quelle vitesse les abeilles en partance lors d'un
essaimage parviennent à
construire ? Quand un essaim reste "pendu" sur une
branche d'arbre faute d'avoir trouvé un abri où construire, les cirières entrent en action le deuxième ou
troisième
jour et construisent un ou deux rayons suspendus afin de ne pas
"fatiguer la grappe" par un poids important
(n'oublions pas que l'essaim a quitté la ruche avec de lourdes
provisions qui lui sont indispensables non seulement pour la
survie de l'essaim mais aussi pour le 'sur-nourrissement' des
charpentières et cirières qui vont avoir un besoin colossal de
sucre et d'eau pour bâtir.
Les abeilles sont faites pour
construire ou rebâtir et non pour squatter un lieu où il n'y a
rien à faire.. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de constater
dans un rucher où il y a plusieurs ruches en attente, que les
abeilles essaimeuses choisissent souvent la ruche vide la plus pourrie et non la
plus neuve.. Pour quelle raison ? |
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La principale est qu'elles
pourront faire un grand ménage et construire leur cire à leur
façon et non d'une manière imposée par la main de l'homme ! L'apiculteur
doit juste de "canaliser" leur travail afin que
l'harmonisation et la régularité concernant la construction
des cadres soit maintenue et que les abeilles "ne tirent
pas en travers". Quel apiculteur n'a-t-il pas eu un jour la
désagréable surprise de constater l'arrivée d'un essaim dans une
ruche non occupée depuis pas mal de temps et découvert au moment
de sa visite que les abeilles avaient tiré leurs rayons à la
perpendiculaire des cadres vides de toute cire ? N'étant pas
canalisées, les abeilles ont construit comme elles
l'entendaient (et non pas forcément comme cela convient de facto
à notre apiculture moderne). Il est souvent surprenant de constater qu'en
quelques jours seulement, elles ont dressé 4, 5 voire 6 ou 7
rayons. Elles sont
capables, d'aller vite.. très vite en terme de construction,
quittes à renforcer les structures un peu plus tard. Pourquoi ce phénomène si
naturel de vitesse de construction ne s'opère-t-il pas dans
l'apiculture conduite par l'homme ? Il y a deux raisons à cela:
-
D'une part
l'essaim doit reconstruire très vite car n'oublions pas que
la durée de vie des abeilles est très limitée et que la
reine doit être en mesure de redémarrer sa ponte rapidement
avant que la colonie ne dépérisse,
-
D'autre part,
n'étant pas gênées par de la cire gaufrée, elles peuvent
exercer leur art à leur manière. La photo ci-dessus le
démontre bien. Les abeilles dressent une sorte d'échafaudage
bien tendu qui leur permet une construction recto-verso
simultanée contrairement à une feuille de cire gaufrée qui
leur impose une construction face après face
Vous observerez lors de votre première capture d'essaim, que
celui-ci comprend un grand nombre de butineuses. En effet, il
leur est indispensable de recevoir des apports quotidiens de
nourriture mais aussi, une surabondance de nectar, ressource
obligatoire pour la construction des nouvelles cires. C'est
donc en calquant une méthode naturelle que l'éleveur doit
procéder au nourrissement de ses essaims, naturels ou
artificiels. En saison, vous devrez alimenter vos essaims par
un apport de sirop dont la constitution est basée sur les
proportions suivantes: 1 litre d'eau pour un Kg de sucre. Ce
mélange ne doit pas être fait n'importe comment. Il faut faire
bouillir l'eau. Une fois l'eau à ébullition, on arrête le feu
puis on ajoute le sucre que l'on délaye. On laisse refroidir le
tout ce qui va avoir pour conséquence d'épaissir ce sirop. Le biberonnage n'est pas un nourrissement.. c'est un
stimulant pour les cirières. Il convient donc de leur donner un
minimum de cet apport. Dans ma technique d'élevage, je leur
donne l'équivalent d'un verre à vin tous les 3 jours pas plus
mais très régulièrement. Le but étant que les abeilles
consomment ce sirop et non pas de le stocker. Je ne tiens pas à
ce qu'elles aient en réserve du sirop de sucre transformé mais
du vrai nectar. Ceci étant,
j'améliore ce sirop de biberonnage par l'adjonction de
différents ingrédients naturellement appétants afin d'être
certain de sa consommation et non pas de son stockage. (Composition
Réservée
aux abonnés du cours internet cliquez ici)Ce sirop n'a
rien à voir avec un sirop de nourrissement hivernal. Encore
une fois, il est destiné pour aider à la production de la
cire; il s'agit donc d'un sirop dit léger.
Certains
penseront qu'il s'agit d'une assistance.. "un peu trop
assistée.." Oui je le concède mais il ne faut pas oublier que
c'est dans un but de multiplication du cheptel et pour
compenser le stress occasionné, et puis, il est tout à fait normal de
les dorloter (mais je ne vais pas au-delà) ! Il s'agit d'une
assistance ponctuelle et passagère qui se limite uniquement à la
période de production des essaims. Du reste elles nous le rendent au centuple ! Si
vous avez un petit chien pour compagnon, le laissez vous se
débrouiller dans la nature pour qu'il trouve sa nourriture ? Ne
l'oubliez jamais: les abeilles sont des "animaux"
semi-domestiques et elles apprécient notre compagnie et notre
soutien !
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| B/
- Le nourrissement pour l'hivernage |
Comme je l'indique
dans le chapitre précédent, ce type de nourrissement est
purement prévisionnel et doit faire partie d'un travail sélectif. Il consiste à apporter un complément
de provisions de nourrissement "stockable" afin que les abeilles puissent passer l'hiver sans
la moindre intervention humaine et sans rupture de nourriture
surtout si on leur a enlevé les hausses de miel.
Le problème pour l'apiculteur réside dans l'évaluation du
besoin. En principe, nous ne devrions pas avoir à nourrir nos
abeilles car elles savent se débrouiller sans nous. Mais, étant
donné que nous avons prélevé une partie de leurs réserves, il faut par
conséquent évaluer les colonies qui auront besoin d'un apport,
celles qui n'en ont pas besoin, et.. celles qui en ont trop !
Il est donc important, quand on débute, de maîtriser un minimum de
paramètres comme par exemple, le poids de ses ruches à vide, avec
les cadres mais sans les abeilles. Cela constituera plus tard, la
Tare qui nous permettra lors des pesées de connaître précisément
la quantité de sirop à apporter et non procéder "au pif" (ce qui
équivaut à pratiquer une apiculture de hasard. Avez-vous un pèse
ruche ? Alors commencez par cela (cliquez
ici) Une
balade au rucher ? Cliquez sur l'image |
Préparation à l'hivernage..
Toits sanglés, abeilles traitées et nourries.. Bonne nuit les
filles !
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Le
nourrissement hivernal du passé
Oui mais
voilà, non seulement nous avons récolté leur magasin de
stockage que nous appelons "Hausse" mais de surcroît,
il devient difficile en fin de saison de tomber sous le coup de
miellées tardives. Enfin, les méthodes modernes d'agriculture
font que nos amies les abeilles ont de plus en plus de mal à trouver des sources
polliniques diversifiées et riches en protéines surtout en fin de saison. Dans le passé, les
apiculteurs ne complémentaient pas leur colonies. D'une part,
parce que n'était pas dans la nature des choses et que le sucre
coûtait très cher, d'autre part, il n'y avait pas autant de traitements agricoles
et de destruction des fossés ou des haies. D'autre
part encore, beaucoup de ruches étaient des "12 cadres" donc,
disposaient
normalement de réserves importantes de nourriture. Il est certain que les colonies
n'étaient pas poussées comme elles le sont maintenant, même
dans une optique biologique. Enfin, soulignons le fait que la
biodiversité de la Planète Terre de nos jours est en totale
régression et que ce ne sont pas les systèmes politiques qui se
soucient des petites fleurs des champs par conséquent de l'avenir de
nos petits enfants et futurs.. alors pensez donc.. les abeilles...
Nourrir les
abeilles en hiver ? Quand l'hiver est là, il ne faut plus
envisager quoi que ce soit car on ne doit pas nourrir les abeilles
en hiver mais au tout début de l'automne (SVP..voir ici mon cours par internet). Ne pas
complémenter une colonie au bon moment est une attitude
irresponsable de la part de "l'apiculteur" (car pour moi dans ce
cas, je ne peux le qualifier de "Berger des Abeilles") et cela comporte un risque
majeur. En effet, si l'hiver
est long, il ne sera plus possible de nourrir en plein cœur de celui-ci car les abeilles ne monteront pas dans le
nourrisseur. Elles ne travailleront pas le sirop pour le
transformer en miel. La colonie s'appauvrira en provisions, donc en
ressources énergétiques, et connaîtra le froid ce qui d'une
manière redondante pourrait favoriser le développement de Nosema
Ceranae ou de mycoses leur provoquant dysenteries et mort prématurée.
Le nourrissement, encore une fois est-il utile de le rappeler,
quand il est nécessaire, doit avoir lieu suffisamment tôt dans la fin de
saison, même si la biodiversité permet encore quelques
miellées tardives, ce qui reviendrait à l'apiculteur de tenter un
coup de Poker s'il ne comptait que sur cet apport tardif. Quand on
aime ses colonies, les bichonne toute l'année, on n'a pas le droit
de les laisser en pensant qu'elles se débrouilleront seules.
N'oublions pas tout de même qu'elles nous ont apporté beaucoup de
plaisir et éveillé notre curiosité. De plus, elles nous ont offert quelques cadres de miel. Nous leur
devons bien cela en retour et récompense.
Certaines abeilles sont plus gourmandes que d'autres et consomment
de grandes quantités de nourriture au cours de l'hiver. Je pense
particulièrement à la Buckfast, la Carniolienne et l'Italienne.
L'abeille noire est à mon avis la plus économe si j'en juge à
ma seule expérience sous aucune influence externe de ce qui se
dit ci ou là, seulement mon constat.
Quelle quantité de sirop apporter à mes colonies lors du
nourrissement automnal ? Ce chapitre est entièrement
traité dans le cours 2011-2012 (cours
d'apiculture par internet)
Nourrissement Urgent des abeilles avant la fin de l'hiver ?
Normalement, quand un Berger des abeilles a fait son travail
correctement, il n'y a aucune raison pour tomber dans l'urgence
d'un nourrissement. La voilà la méconnaissance dont je ne cesse de
parler sur ce site afin de promouvoir mes stages de formation ou
mon cours par internet, pardonnez ma franchise. L'apiculture, cela
s'apprend.. On ne devient pas un Berger de Abeilles parce qu'on a acheté ses premières ruches.. Il faut maintenant acquérir de
l'expérience. Voyez-vous, réfléchissons un instant: Qu'est-ce qui vous fait dire que vos abeilles ont un besoin
urgent d'être nourries dans l'hiver ou en sortie d'hiver ?
Avez-vous pesé vos ruches avant de nourrir en fin d'été puis après
nourrissement pour connaitre le poids exact de chacune de vos
ruches ? Venez-vous de peser vos ruches maintenant et,
déduisant la tare (ou poids de votre ruche vide) vous
constatez qu'elles n'ont plus de réserves ? Pour la majorité
d'entre vous qui êtes en train de me lire, la plupart de vos
réponses seront négatives avouez-le.. Donc, vous devez apprendre
afin de ne plus devoir angoisser à chaque hiver. On ne nourrit pas
pendant l'hiver !! Point ! C'est avant qu'il convient de le faire. Ceci
étant, si vraiment vos colonies sont dans l'urgence, suite à votre
négligence (faute de connaissances) alors oui,
vous pouvez leur donner un peu de sirop épais tiède à la limite
chaud (50°) Pas plus de 1 litre mais de grâce.. Seulement si
c'est absolument indispensable et à condition de ne pas utiliser cet
ultime recours comme un moyen. Car il y a un grand danger dans cette
pratique, je le rappelle: il s'agit là d'une tentative de repêchage
et de sauvetage ultime.
Pourquoi nourrir
les abeilles tôt ?
Encore une fois,
voir le cours.. inscrivez-vous !
Les sirops de
nourrissement foisonnent sur le marché. Toutes les rumeurs vont
bon train surtout depuis l'avènement des OGM. Tout et n'importe
quoi se dit, se pense. Pour ce qui me concerne, j'avais renoncé
aux sirops industriels proposés car je trouvais que c'était payer un peu
cher l'eau additionnée dans les mélanges surplombés par les coûts
de transport. Préférant
confectionner moi-même les mélanges, soit dit en passant que
cela demande beaucoup de temps et d'énergie, j'ai constaté qu'il y avait
quand même une différence de mortalité hivernale surtout
comparativement aux sirops à base de maïs. Mais le vrai plus, est que je dose moi-même, et au
moins, je sais ce que je mets dans la composition de celui-ci.
D'autre part, cela me permet de faire des apports protéiniques
pour complémenter les carences en pollens tardifs. Il est
cependant certaines circonstances dans lesquelles le nourrissement
n'est pas recommandé
Dans quelles circonstances ne doit-on pas nourrir ? (voir mon
cours complet) Il est évident que
lorsque les colonies ont très fortement stocké des réserves, il est
totalement inutile de nourrir ! Toute la difficulté est de
connaître la limite du trop ou du trop peu. Si pour un berger des
abeilles chevronné, cela ne pose aucun problème, en revanche, pour
l'apiculteur débutant, cette incertitude risque de coûter la vie
à ses colonies. Généralement sous le coup de l'amour pour
leurs abeilles, les débutants vont systématiquement nourrir ! Or,
quand
le travail de fin de saison est effectué correctement, ce
doute n'existe pas.. Bien sûr, le biotope local joue un rôle
prépondérant. (Inscrivez-vous à mon
cours d'apiculture par internet,
nous étudierons ensemble le pourquoi des choses et comment
travailler) |

Aujourd'hui, je confectionne
toujours mes sirops de nourrissement et vous livre ma recette
dans mon cours d'apiculture |
SIROP DE
NOURRISSEMENT AUTOMNAL:
1 part d'eau
pour 2 parts de sucre en poudre (cristallisé)
10 % de miel du total en poids
(attention ! 1 litre d'eau + 2kg de sucre = 3 Kg qui ne font pas
3 litres)
J'ajoute le complexe d'apports protéiné et bactéricide (voir
plus bas) ainsi qu'un complexe d'huiles essentielles
Explications:
On peut acheter le sucre en gros chez des fournisseurs comme la
maison Ickowicz, ou l'Abeille d'Auvergne (Abeille lyonnaise) et
autres grossistes en matériel apicole..
Les conditionnements en sacs de , 20 ou 50 Kg réduisent la
manutention et le prix (dans la mesure où l'on ne se déplace
pas que pour cela). Mais vous pouvez vous rendre à votre magasin
"Netto Lidle ou tout autre Hard Discounteur" et demander au directeur un prix avantageux sur les sacs
promo de 5 kg. On parvient ainsi à acheter le sucre le plus
avantageux du marché et généralement, nous n'avons pas des Km à
parcourir ou subir des coûts de transport qui plombent notre
budget. D'autre part, les sacs de 5 kg sont plus maniables que
des sacs de 20 ou 50 kg.
Il faut commencer par faire bouillir l'eau puis on ajoute le
sucre. On attend à nouveau le début d'un bouillonnement. Puis on laisse
redescendre la température jusqu'à une cinquantaine de
degrés.
On ajoute les 3/4 de la quantité adéquate de miel (liquide si possible),
on mélange longuement le tout
Avec l'autre 1/4 de miel restant, je dilue ma ration calculée
de mon complexe protéiné (voir en bas de page) afin que le
mélange et dissolution soit rendue possible (sinon vous aurez
droit aux grumeaux si vous versez directement) puis je verse cette
mélasse obtenue dans le sirop. A l'aide d'un mélangeur (ou
d'une perceuse électrique dotée d'un agitateur), je remue le
longuement le tout afin de bien homogénéiser le sirop et le
complexe d'huiles essentielles. Cette manière de faire permet d'apporter non seulement une odeur
alléchante du sirop pour les abeilles mais est également très
utile pour leur système digestif, (propriétés le nettoyage intestinal).
Pour 1 litre de sirop, ajoutez 1 cuiller à soupe de vinaigre de
cidre. |
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Quelle
quantité de sirop doit-on donner aux abeilles ?
C'est ici la
partie la plus délicate car il vous faut savoir évaluer les stocks
disponibles des réserves avant l'hiver. Une ruche (10 cadres),
quelque soit son modèle, doit au moins avoir 4 cadres complets
de réserves et des réserves sur chacun des cadres tout en
laissant suffisamment de place dans le nid à couvain pour la
ponte automnale des reines . Si la
colonie est en surstock, il ne sert à rien de
nourrir, bien au contraire, il faudra peut-être même retirer
puis extraire un ou
deux cadres de miel afin que la reine puisse pondre suffisamment
à l'automne.. dans un tel cas, je m'autorise à leur donner 50
cl (pas plus) de sirop afin de les aider à laver
leur paroi intestinale. Ainsi, juste après un traitement
anti-varroa, ................(Pour étudier cette partie en
détail, voyez mon cours 2012)
Quand on ne possède qu'une ruche ou deux,
il n'est pas possible de procéder à l'équilibrage des colonie
(méthode entièrement décrite et filmée dans le cours 2012). Les
plus grandes erreurs sont généralement commises par les
apiculteurs débutants, qui , ayant entendu parler du
nourrissement, vont "sur-nourrir" leur colonies ou bien à
l'inverse provoquer leur mort par famine. Ce n'est pas
un sujet facile et il prête souvent à une foire à l'empoigne
entre les partisans d'un nourrissement systématique et ceux qui
prônent pour le "laissez faire la nature". Personnellement,
il m'arrivait régulièrement dans le passé d'acheter 3 tonnes de
sucre pour confectionner mes sirops. Aujourd'hui, avec ma
méthode, quand j'en achète 500 kg, c'est déjà beaucoup ( mais
suffisant).
Un excès d'apport
de
sirop: ...................(cours 2012)
Peut-on donner
le sirop de nourrissement à plusieurs reprises ?
Je ne vous le
conseille pas pour les raisons suivantes! ......................(cours
2012)
Si vous n'avez
pas fait votre nourrissement, et que vous n'ayez pas envie de
confectionner votre sirop, je vous propose celui-ci en jerricans
de 10 litres prêt à l'emploi avec l'ensemble des ingrédients
de ma recette mais.. .
Donner du sirop en sortie
d'hiver ? Non ! en tous cas, pas de manière systématique..
on peut leur donner un peu de candi
protéiné et encore !! à condition que la
température soit d'au moins 13 degrés plusieurs jours d'affilée
ou bien que les abeilles rentrent leurs premières pelotes de
pollen. Si vous
n'avez pas suffisamment nourri avant l'hiver, vous pouvez tenter
un nourrissement léger avec un sirop de nourrissement protéiné
(3 à 5 verres à vin pas plus, à moins que l'hiver se prolonge
après le mois de février. Si vous en donnez trop, vous risquez
de leur donner de la dysenterie.. Encore
une fois, c'est avant qu'il fallait
faire ! Vous comprenez toute l'importance d'une bonne formation
? Mes cours par internet peuvent vous aider mais si vous en avez
la possibilité, je vous conseille l'inscription à un de mes
stages de formation d'apiculture en week-end. Ainsi, cela vous
donnera les fondamentaux d'une apiculture saine pour vos abeilles
et vous ne
commettrez plus d'erreurs majeures ou fatales..
Service:
Je ne saurai pas vous placer en prix à cause des frais de
transport pour le sirop de base que vous pouvez préparer
vous-même sur la base de 1 part d'eau pour 2 parts de sucre +
10% de miel. En revanche pour le complément au sirop, cela peut
être intéressant car il y a tant d'huiles essentielles
différentes à
acheter qu'il faudrait faire des quantités industrielles de
sirop pour amortir.
C'est la raison pour laquelle, je vous propose seulement le
complément à ajouter au sirop de base.
Dans la tarification ci-dessous, les frais de port sont inclus
(France métropolitaine uniquement - Pour autre destination, me demander
ici ) Mentionnez dans la rubrique "Quantité",
combien de doses vous souhaitez sachant que le minimum est 1 (à
la place du "0" par défaut)
|
Le
Pèse Ruche, un outil indispensable !
|
Le Pèse Ruche à cadran Le Pèse-ruche vous permet
d'apprécier le poids de réserves de vos
colonies. Aussi bien utile au moment du
nourrissement qu'en sortie d'hiver, il se
révélera vite un outil indispensable, même
dans une apiculture professionnelle où
l'apiculteur est confronté à des obligations
de rentabilité. On crochète l'arrière de la
ruche à l'aide du pèse ruche et on soulève
délicatement.. le cadran vous indique le poids
de la moitié de la ruche. Il vous suffit de
multiplier par 2 pour obtenir le poids moyen
de votre ruche Le pèse ruche peut indiquer
un poids de 22 kg maximum soit une ruche de 44 Kg
Un outil pour vous même
certes, mais que vous pouvez aussi offrir en
cadeau à un ami ou parent apiculteur.
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en ligne |
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