Comme tout
apiculteur qui se respecte, chacun pense que son rucher n'est pas
touché par Nosema Ceranae. Et bien c'est peut-être tant mieux,
mais lisez bien ce qui suit..
C'est également ce que je pensais il y a quelques années juste
avant que mes ruchers soient touchés à leur tour. J'avais bien
observé qu'aux tous premiers beaux jours, de fin février, toutes
les ruches étaient en effervescence. Or une quinzaine plus tard,
tout était disparu, mort..
La seconde année, j'ai fait la même observation en remarquant
que quelques ruches étaient mortes (une dizaine sur environ 180
ruches d'un même rucher, mon rucher expérimental). C'est ici que
mon jugement a été faussé, pensant que cela ne pouvait être
du qu'à une mortalité naturelle du fait que les ruches avaient
encore de la réserve tant en pollen qu'en miel. Le temps me
manquait lors de cette visite aussi suis-je reparti pour ne
revenir qu'au premier beau jour suivant soit une dizaine de jours
plus tard.
N'ayant pas pensé de "fermer les ruches mortes",
celles-ci ont été immédiatement livrées au pillage pourtant
pendant très peu de temps. Je me suis donc mis en devoir de
chasser toutes les abeilles pillardes et fermais ces ruches.
C'est une semaine plus tard que je découvris le triste spectacle
de la désolation d'un rucher entièrement décimé. Toutes les
abeilles de toutes les ruches avaient disparu, me laissant des
ruches avec une toute petite poignée d'abeilles mortes.
L'analyse et l'inspection des ruches avait écarté
la thèse d'une loque américaine comme européenne. Il fallait
poursuivre l'investigation sur une autre causalité. Les
Pesticides ? Peut-être mais pour une partie seulement car la
moitié des ruches provenaient d'une région montagneuse avec
absence totale de cultures sur plus de 5Km à la ronde et je les
avais placées là pour l'hivernage (pensant bien faire). Ceci
dit, les premières ruches mortes étaient bien des ruches
appartenant à ce rucher. Elles avaient donc forcément butiné du
maïs contaminé, point de départ du problème. La contamination
générale n'est que la résultante de l'affaiblissement de
ces colonies qui ont permis à Nosema Ceranae de se développer
pour contaminer en une traînée de poudre l'ensemble de tout le
rucher. C'était donc en réalité un problème multifactoriel qui
a mérité toute mon attention.
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L'image ci-contre
montre l'intérieur d'une ruche très récente dont la
colonie est morte en sortie d'hiver à cause d'un pollen
destructeur, contaminé par un insecticide phytosanitaire.
Suite de l'article et
descriptif ici |
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Comment
j'ai pu rebondir après un tel désarroi qui vous donne l'envie de
tout envoyer promener..