'Bernard Nicollet est
un Apiculteur Français né en 1955 à Lyon et qui exerce dans
un petit village de la Loire: Le
Cergne.
Dernière révision de la
page: 22/12/2009
Cours
d'Apiculture par Internet
pour une apiculture plus proche de la nature et de sa
réalité d'aujourd'hui
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lors de ses études de
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Propos Recueillis par MC
Lafond
Après un parcours
dans le monde de l'industrie où il dépose plusieurs brevets, il se
reconvertit à l'Apiculture en 1998. Un retour aux sources et un
virage à 180° ! Ses parents possédaient déjà des ruches quand
il n'était qu'un jeune adolescent. Dès le tout début de cette
reconversion, il découvre les bienfaits du venin d'abeille en
intégrant l' équipe des "piqueurs" de Claudette A.
atteinte d'une Sclérose en plaques depuis de nombreuses années et
"adepte" du venin d'abeille. Dès lors, sa passion
naissante pour les abeilles sera partagée entre de développement
des colonies et l'étude du venin d'abeille dans les
neuropathologies comme la SEP et la SLA qui le conduiront à travers
le monde pour y rencontrer les plus grands spécialistes et être
reconnu par ses travaux dans ce club d'élites bien que la pratique
"d'apipuncture" ne soit pas officiellement reconnue en
France pour ne pas avoir été étayée par des preuves
scientifiques.
== Son Parcours Apicole: ==
Fasciné par le monde
des abeilles, il créé son premier rucher avec 3 ruches. L'année
suivante, en 1999 il en possède une douzaine. Un an plus tard, une
cinquantaine puis atteint sa première centaine en 2001.
En 2005, il décide de créer un
rucher expérimental afin d'effectuer une recherche sur le venin
d'abeille.
Mars 2006: Alors qu'il est à la tête d'un cheptel de plus de 400
colonies ses ruchers sont soudainement frappés du syndrome de
l'effondrement et de la disparition des abeilles. Le rucher
expérimental est totalement détruit. Fait bizarre, le 20 Février
de cette année là, alors que des journées printanières avaient
provoqué l'éveil des abeilles et leur première sortie, tout
était réuni pour annoncer une belle année de prospérité ainsi
que la joie de l'apiculteur. Le 5 mars, lors d'une visite de
printemps qui consiste au nettoyage des ruches, les abeilles
semblent avoir disparu. Sur 187 ruches présentes au Rucher
expérimental, seules trois d'entre elles donnèrent un petit signe
de vie qui sera étudié et traduit plus tard comme en plein
effondrement.
Les ruches sans vie ne laissent découvrir qu'une simple poignée
d'abeilles mortes, recroquevillées à l'intérieur des alvéoles
des cadres de cire comme pour se blottir entre elles afin de se
tenir chaud.
La disparition
des abeilles
== Que s'est-il passé ? ==
Le syndrome de la Disparition des abeilles:
Le risque d'un acte de sabotage fut écarté rapidement car le
rucher était bien en place sans présence de cadavres d'abeilles ni
à l'intérieur des ruches ni au pied des ruches. L'analyse des
abeilles retrouvées mortes ne démontra qu'une toute petite
présence de Varroas principaux prédateurs des abeilles. Dans
l'entourage professionnel de Bernard NICOLLET, personne n'avait
encore constaté un tel phénomène. Où sont donc passées les
abeilles ?

En observant la
triste réalité de ce magnifique rucher, l'attention de Bernard
NICOLLET fut attirée par la présence d'abeilles dont les pattes
étaient chargées de pollen et qui, en va-et-vient, entraient et
ressortaient de ruches constatées inoccupées. Visiblement, les
abeilles se trompaient de ruche car celles-ci ne pouvaient être la
leur du fait de leur mortalité et disparition.
En les recueillant dans la main, les abeilles semblaient
complètement perdues tout comme l'humain frappé de la maladie
d'Alzheimer.. Où suis-je ?.. Je veux rentrer à la maison !.. Dites
moi où j'habite ?.. Quel jour sommes-nous ?.. Qui c'est, ce
monsieur en Blanc ?.. Bernard, comme il se plait à le faire
remarquer, "se fait peut-être un film".. mais tout
apiculteur qui depuis a connu ce bien triste phénomène comprendra.
== L'état
des ruches ? ==
En ouvrant ruche après ruche, tout était propre. Une seule d'entre
elle présentait quelques traces de coulées fécales mais pas les
autres. C'était un peu comme si un lotissement construit récemment
devenait subitement déserté par ses habitants sans avoir rien
emporté avec eux, laissant sur place voitures, jeux d'enfants,
réfrigérateurs et congélateurs bien remplis etc..
Dans les ruches, il y avait des cadres récents dans lesquels était
encore stocké miel et pollen. Sur le plancher interne, la présence
tout au plus d'une poignée d'abeilles mortes alors qu'à l'entrée
de l'hiver les ruches étaient très populeuses pour la plupart.
A l'écoute des apiculteurs locaux, c'était sans dire à cause de
l'excès de rapidité du développement des ruchers de Bernard
NICOLLET. Certes s'il est possible de commettre des erreurs qui
peuvent conduire quelques ruches à une mort certaine, cela ne
concernait pas la totalités des différents ruchers.
Alors que les explications des uns et des autres étaient assez
divergentes et aucune de bien fondée, un laboratoire Suisse conclut
à la présence de nombreux spores de Nosema Ceranae, un champignon
parasite de la paroi intestinale de l'abeille.
== Une cascade d'événements non
maîtrisés ==
L'usage intensif de pesticides, tout comme l'apparition de
plantations OGM ont constitué le point de départ d'une cascade
d'éléments qui vont aboutir à l'anéantissement total du rucher
expérimental. Mais comme le souligne Bernard NICOLLET, il ne faut
pas jeter la pierre à cette agriculture moderne dont les deux
acteurs : agriculteurs et apiculteurs ne savent pas dialoguer entre
eux. Certes, si l'usage des pesticides sélectifs est un fait
constaté partout dans le monde où existent les traitements
phytosanitaires, la disparition des abeilles n'est pas de son seul
fait. Il faut également inclure d'autres facteurs comme:
- le Varroa, prédateur principal de
l'abeille dont les traitements actuels ne permettent pas
d'éradiquer définitivement sa présence, et c'est certain,
contribue à l'affaiblissement des colonies,
- les erreurs ou manquements de
l'apiculteur lui-même, dont la première est de ne pas
reconnaître ou tardivement..
- le manque de biodiversité et la
disparition générale des fleurs tant des talus que des près
et sous-bois, coupant ainsi la source protéique dont l'abeille
a impérativement besoin.
- Les semences céréalières
enrobées.
C'est cette analyse
qui poussa Bernard NICOLLET à compiler toutes les informations
propres à l'environnement de ses différents ruchers. A une
distance d'à peine 1 km à vol d'abeille du rucher expérimental,
se trouve un lycée Agricole ainsi que des terres cultivées en
Maïs dont la fleur constitue l'un des tous derniers apports
nutritionnels de l'abeille en fin de saison. Or quand le Maïs a
subit une transformation génétique pour devenir insecticide afin
de l'auto-protéger, il devient insecticide jusque dans sa moindre
molécule. Les abeilles, sans aucun moyen de se prévenir, ramènent
par conséquent à la ruche, un pollen qui sera le meurtrier de la
génération des larves qui devront naître juste avant l'hiver ou
pendant celui-ci. Ce ne sont pas en effet les abeilles butineuses
qui consomment le pollen collecté (sinon elles en mourraient
elles-mêmes), mais bien la génération à venir, celle qui aura
pour mission de passer tout l'hiver.
Ce deuxième
élément dont l'importance est capitale pour la survie de la ruche
n'est autre que préserver une population nombreuse afin d'assurer
chaleur et protection pour la reine pendant toute la période
hivernale. Sachant que bon nombre des abeilles sont mortes
naturellement à l'entrée de l'hiver et au cours de celui-ci, la
survie de l'abeille n'est possible qu'à la condition que la reine
ait assuré une ponte suffisante pour assurer le renouvellement de
la colonie. Le problème est que les larves d'hiver seront nourries
avec le pollen récolté par la génération précédente. Beaucoup
d'entre elles ne vont pas survivre, induisant ainsi un triple
problème en cascade:
d'une part, nous venons de le dire, une diminution de la population
qui aura du mal à assurer la chaleur nécessaire à la survie de la
colonie, d'autre part, une impossibilité à la poignée restante de
s'occuper des nouveaux œufs pondus par la reine dès les premiers
beaux jours.
Enfin, les abeilles
survivantes étant si affaiblies, parfois même incapables de se
nourrir malgré l'intervention de l'apiculteur, développeront
Nosema Ceranae dont la présence est plus ou moins naturellement
sous-jacente, conduisant ainsi la ruche à une mort obligatoire.
La reine sera protégée pratiquement jusqu'aux toutes dernières
abeilles qui formeront une mini grappe pour tenter d'apporter les
dernières ressources de chaleur pour leur mère.
Nosema Ceranae se développe principalement dans la partie
intestinale de l'abeille. mais comme tout champignon, ses spores
représentent le vrai seul danger dans une contamination qui peut
s'effectuer en un clin d'oeil en quelques heures seulement.
Présents et libérés dans les matières fécales de l'abeille, ils
peuvent facilement être déplacés par une simple brise d'air,
propageant ainsi par la méthode la plus sûre et naturelle: la
contamination des autres abeilles. Plus l'abeille est en carence
protéique, plus l'accroissement de ce champignon est puissant. Or,
l'apport de protéines est normalement assuré par le pollen des
fleurs.
Pour comparaison, si l'homme venait à adopter une alimentation
carencée en protéines, il verrait s'effondrer sa vitalité, sa
musculature, et serait très vite exposé à de très nombreuses
pathologies, voire maladies infectieuses.
Sans remettre totalement en cause les planchers dits
"ouverts" ou "grillagés", le froid de l'hiver
entre également dans le creuset des éléments qui affaiblissent
les colonies. Depuis deux ans, Bernard NICOLLET a constaté qu'en
fermant hermétiquement les planchers, la température interne de la
ruche était maintenue, la condensation n'étant un problème réel
qu'en cas de descente en dessous de -15° de température externe
sur plusieurs jours. Une première année, une moitié des ruches
étaient laissées planchers ouverts tandis que l'autre moitié
étaient fermées (350 ruches). Il n'y eut pas plus de mortalité
d'un coté comme de l'autre jusqu'en Février. En revanche, début
Mars, au tout début de l'effondrement des colonies, force a été
de constater que les ruches "planchers ouverts" ont été
décimées plus rapidement avec près de 10 jours d'avance
sur les autres. Comme le souligne Bernard NICOLLET, cela n'est pas
plus réjouissant mais cependant le signe d'une meilleure
résistance. D'autre part, ce délai pourrait être dans certaines
conditions, un délai suffisant pour l'intervention possible de
l'apiculteur !
C'est l'année suivante, en Mars 2007 que la confirmation de ces
éléments en cascade va être démontrée et confirmée.
Après avoir reconstitué une partie seulement du cheptel, Bernard
NICOLLET décidait de séparer ses ruchers en 2 afin de mettre en
place un certain nombre de points de contrôles basés sur:
La souche de la colonie,
sa population
son habitat
ses réserves avant l'hiver
son nourrissement hivernal
Les ruches (148 unités) qui ont été placées à proximité de
cultures issues de l'agriculture raisonnée, agriculture de
conservation ou agriculture biologique étaient à 95% vivantes en
sortie hivernale. Ce 5% de mortalité est un taux tout à fait
acceptable et reconnu comme tel dans le monde apicole. "J'ai
constaté la présence de Varroa sur quelques cadavres malgré un
traitement automnal préventif. En revanche, les colonies qui sont
restées présentes sur le rucher expérimental et sur 2 autres
ruchers (dont l'environnement dans un rayon inférieur à 3 Km
montrait la présence de cultures de Colza et Maïs traités par
semence enrobées), ont été décimées à plus de 85%."
Il a été constaté sur de nombreux cadres, la présence de
quelques coulées fécales avec traces de Nosema Ceranae alors
qu'aucune des colonies mortes du premier groupe n'en a révélé.

Champ de maïs surplombé par une
antenne relais GSM, talus rasés
et traités, Tous les Ingrédients sont réunis pour déménager un
rucher
Quelle solution et quel traitement ?
Puisque Nosema
Ceranae accroît son développement principalement au tout début du
printemps (période particulièrement propice au manque de
protéines, il était donc capital d'étudier ce phénomène:
Voir un rucher en pleine
effervescence fin février et constater moins de 3 semaines plus
tard, son effondrement et mortalité apporte un lot de questions et
d'interrogations.
En Février,
l'hiver tire peut-être à sa fin, mais c'est loin d'être un début
de saison pour les abeilles (principalement dans les régions
montagneuses ou de hautes campagnes, même si, comme le souligne le
calendrier des sourciers, l'abeille sort de son sommeil le 21
janvier.
Pour démarrer le cycle
de régénérescence de la colonie, il est indispensable que
l'abeille trouve une source pollinique très tôt . Les pollens en
effet, apportent les protéines indispensables au développement de
la colonie.
Si l'abeille ne trouve pas de quoi satisfaire cet impératif, ce
sera la principale cause de son affaiblissement et du développement
de Nosema Ceranae.
== Comment Bernard NICOLLET
a-t-il pu sortir d'une telle situation ? ==
1/- Tout
d'abord, en observant bien ce phénomène de début de saison aux
tous premiers beaux jours, même si la température n'est pas encore
synonyme d'activité (il y a ce qui s'observe en dehors de la ruche
et à l'intérieur de la ruche).
Très tôt, dès lors que les abeilles sortent pour leur première
toilette, il faut complémenter en protéines par l'apport
d'un Candi confectionné pour cela. Si ce Candi est bien
adéquat, l'apiculteur pourra s'apercevoir que les abeilles se
précipitent dessus comme une troupe de requins le ferait autour de
toute chair bien saignante (même quand il reste une quantité de
provisions dans les cadres).
2/- Un
traitement complémentaire contre le varroa restant. Lors du
traitement de fin d'été, bien des Varroas ont été détruits mais
il en reste toujours suffisamment pour que ceux-ci soient vivants
jusqu'au printemps et réactivés avec les toutes premières pontes
de la reine. Les vieux apiculteurs vocifèreront qu'ils n'ont pas de
varroas.. et pourtant ! Quand une abeille est porteuse de son
parasite, elle est affaiblie et une abeille affaiblie ne peut pas
contribuer au travail collectif. Répétez cela sur plusieurs
centaines d'individus et vous obtenez bel et bien un affaiblissement
de la colonie.
3/- Enfin,
profiter de cette période de tout début d'activité pour
décontaminer les cadres qui pourraient contenir des spores de
Nosema Ceranae.
C'est dans ce contexte que sont préparées les
ruches d'élevage de Bernard NICOLLET. Ce travail Titanesque lui a
permis de commencer à sortir de la crise alors que d'autres vont
tout juste la connaître et ne pourrons pas sortir d'un cercle
vicieux qui va naître. Comme il le souligne, l'apiculture risque
bien d'entrer dans un cercle vicieux infernal. Les avis étant
partagés entre "traitement" et "non
Traitement", l'apiculteur dont les ruches s'effondreront
risquerait bien de contaminer d'autres colonies saines qui ne sont
pas forcément les siennes.. Ce phénomène passe inaperçu pendant
l'été car les reines compensent par une ponte surabondante.
Le Candi spécial de printemps qu'il donne en traitement à ses
abeilles peut être fourni actuellement sur commande et sera
bientôt disponible dans sa boutique sur le web.(cliquez
ici)
Fin de l'article
A tous les lecteurs à propos de la Nosémose.
Comme tout apiculteur
qui se respecte, chacun pense que son rucher n'est pas touché par
Nosema Ceranae. Et bien c'est peut-être tant mieux, mais observez
bien ce qui va suivre..
C'est également ce que je pensais il y a quelques années juste
avant que mes ruchers soient touchés à leur tour. J'avais bien
observé qu'aux tous premiers beaux jours, de fin février, toutes
les ruches étaient en effervescence. Or une quinzaine plus tard,
tout était disparu, mort..
La seconde année, j'ai fait la même observation en remarquant que
quelques ruches étaient mortes (une dizaine sur environ 180 ruches
d'un même rucher). C'est ici que mon jugement a été faussé par
le fait que cela ne pouvait être du qu'à une mortalité naturelle
du fait que les ruches avaient encore de la réserve tant en pollen
qu'en miel. Le temps me manquait lors de cette visite aussi suis-je
reparti pour ne revenir qu'au premier beau jour suivant soit une
dizaine de jours plus tard.
N'ayant pas pensé de "fermer les ruches mortes",
celles-ci ont été immédiatement livrées au pillage pourtant
pendant très peu de temps. Je me suis donc mis en devoir de
chasser toutes les abeilles pillardes et fermais ces ruches.
C'est une semaine plus tard que je découvris le triste spectacle
de la désolation d'un rucher entièrement décimé. Toutes les
abeilles de toutes les ruches avaient disparu, me laissant des
ruches avec une toute petite poignée d'abeilles mortes.
L'analyse et l'inspection des ruches avait écarté
la thèse d'une loque américaine comme européenne. Il fallait
poursuivre l'investigation sur une autre causalité. Les Pesticides
? Peut-être mais pour une partie seulement car la moitié des
ruches provenaient d'une région montagneuse avec absence totale de
cultures sur plus de 5Km à la ronde et je les avais placées là
pour l'hivernage (pensant bien faire). Ceci dit, les premières
ruches mortes étaient bien des ruches appartenant à ce rucher.
Elles avaient donc forcément butiné du maïs contaminé, point de
départ du problème. La contamination générale n'est que la
résultante de l'affaiblissement de ces colonies qui ont
permis à Nosema Ceranae de se développer pour contaminer en une
traînée de poudre l'ensemble de tout le rucher. C'était donc en
réalité un problème multifactoriel qui a mérité toute mon
attention.
Comment
j'ai pu rebondir après un tel désarroi qui vous donne l'envie de
tout envoyer promener..
-
1/- Désinfection
totale ruche par ruche sans aucune précipitation d'action: au
brûleur pour les ruches en bois et pour les autres (plastiques)
d'abord dans un bain de soude caustique puis passées au Karcher
avec dose de javel enfin lavage à grande eau
-
2/- Désinfection de
tous les cadres 1 par un (ce qui est un travail titanesque).
Récupération uniquement des cadres propres après les avoir
flammés (pour la partie bois) et désinfectés. Tous les cadres
de + de 5 ans ont étés détruits par brûlage afin d'éviter
la survie de spores qui auraient pu être réactivés en
présence d'abeille dans une ruche à bonne température.
-
3/- Élimination de
mon stock de cire en les transformant en bougies et non en
récupération pour l'amorçage des cadres neufs.
-
Récupération des cires propres provenant de
mes ruches de montagne, non contaminées afin de créer des
"bandes amorces" sur des cadres neufs et non des
cadres complètement gaufrés.
C'est sûr, cela m'a
coûté une fortune pour repartir à zéro avec une production de
miel au plus bas mais cela s'est révélé efficace. Alors, lors de
votre première visite de printemps, alors que vous allez avoir la
joie de voir votre rucher en effervescence, observez si:
-Vos ruches sont bien
populeuses
- qu'il n'y ait
aucune trace de la plus petite chiasse tant sur la planche d'envol
que sur les parois externes ou le toit de la ruche. Si tel est le
cas, isolez cette ruche immédiatement
sans remords et sans douter un seul instant. Isolez cette ruche de
votre rucher sinon elle contaminera toutes les autres en un rien de
temps.
Dans un rucher de quarantaine situé au minimum à 10 Km de tout
autre rucher, vous pourrez toujours essayer de la sauver en lui
faisant un traitement de choc hyperprotéiné, mais je doute que
cela s'avère suffisamment efficace, car les spores de NOSEMA sont
partout dans les cadres, dans les cires et l'environnement de la
ruche.
Surtout ne réutilisez pas les cadres même s'ils semblent propres
alors qu'ils proviennent d'une ruche morte à l'entrée du
printemps. Y compris les cadres de hausses.. mais pour ce faire, il
est indispensable d'avoir mis en place une traçabilité, ce qui
n'est jamais chose faite chez les apiculteurs de loisir qui ne
possèdent qu'à peine plus d'une vingtaine de ruches. Une Abeille
touchée par la Nosema, cela ne s'observe pas. En revanche elle
déplace avec elle des centaines de milliers de spores qui resteront
sur le bois des cadres, ou au fond des alvéoles. Quand vous
donnerez vos cadres à lécher, vous contaminez à nouveau toutes
les abeilles saines sans le savoir.. Or, nous sommes à la fin de
l'été et la boucle va bientôt être bouclée ! PERTE ASSURÉE .
Enfin, à propos des cadres de hausse, la décision à prendre est
plus difficile quand on sait qu'il faut en gros 10Kg de miel pour
faire 1 Kg de cire.. donc le manque à gagner est évident mais il
le sera encore plus la saison suivante avec la disparition des
abeilles.
Si vous mettez des
pièges, désinfectez vos cadres ! Les abeilles visiteuses n'iront
pas contaminer d'autres ruches.
La Nosema, c'est pire
que le problème du Varroa : c'est sa suite ! même si celui-ci est
également responsable de l'affaiblissement des colonies et cela
mérite votre plus grande attention !
Je n'ai pas la prétention de tout vous apprendre,
mais pour celles et ceux qui souhaitent s'instruire avec un cours
utilisant l'internet comme moyen moderne de diffusion, je propose un
"tutorat" aussi bien pour les débutants que pour les
apiculteurs amateurs ou professionnels pourquoi pas. L'apiculture de
base a ses règles et celles-ci ont parfois été si éparpillées
qu'elles deviennent presque un non sens. L'importation de reines et
d'abeilles (autres que locales) contribuent en masse à la
dégénérescence de l'abeille noire (abeille européenne, celle de
nos ancêtres) au même titre que les pesticides sélectifs dans le
monde agricole.
Ayant commis moi-même beaucoup d'erreurs, j'avais
envie depuis pas mal de temps de faire profiter à ceux qui le
veulent bien, des mes observations, de mes travaux de recherche, et
aussi concernant la réintroduction et la sauvegarde de notre
patrimoine.
A coté de cela, quand je remémore mes débuts, j'ai perdu beaucoup
de temps à écouter Pierre, Paul et Jacques qui avaient tous leur
propre apiculture, l'une contredisant souvent l'autre, d'où la
naissance de ma petite phrase: "Un apiculteur.. Une
Apiculture"
L'apiculture n'est pas compliquée et ne nécessite
aucun diplôme ! Dès lors que l'on s'efforce de respecter la
nature, il suffit de suivre des règles simples et bien malheureux
sera le débutant qui croira tout révolutionner surtout s'il est
poussé par une apiculture du dernier "gadget"en vogue.
Quelque soit le type de ruche
choisi: Dadant, Warré, Voirnot, Langstroth, Quentin,
etc..etc.., le principal est que vos colonies soient saines
et se portent bien, conduite à la manière d'un berger qui
prend soin de ses brebis. Chacun, enseigné ou influencé
par tel ou tel type d'arguments fera son propre choix. En
attendant, tous les grands types de ruches ont montré dans
le temps, une grande réussite. En apiculture, il y a de la
place pour tout le monde.. Autrefois, chaque ferme disposait
de ruches. Pourquoi ne pas envisager d'en avoir une ou deux
pour commencer ?
En me mettant à la place de personnes qui aimeraient bien..
J'ai voulu transmettre mon savoir faire ainsi que le fruit
de mes recherches. D'aucuns critiqueront parce que mon cours
est "payant", d'autres pensent détenir la science
infuse.. d'autres pensent que pour s'instruire, c'est le
rôle des ruchers écoles.. |

Quand mes abeilles
dorment, j'ai plaisir à prendre soin de mes brebis |
d'autres enfin pensent que la meilleure méthode est
d'avoir un bon professeur en la personne d'un apiculteur passionné
et disponible; Il existe aussi de très nombreux ouvrages.. Qu'importe
? Internet est aussi un moyen de communication même si celle ci ne
peut être que théorique (je propose toutefois des stages pratiques
en cours d'année). Internet est depuis quelques années devenu un
moyen incontournable pour l'éducation. Pourquoi pas dans le domaine
d'une formation apicole qui ne nécessite pas de traverser la France
pour se rendre à un cours ?
Depuis plus de deux ans, je publie gratuitement des
articles. Je sais que ceux-ci ont été lus par des milliers de
lecteurs (j'en ai les statistiques) et pas un n'a pris le temps de
m'envoyer un petit mail d'appréciation.
Écrire nécessite du temps, de la concentration et surtout de
transmettre le reflet de la réalité observée et vérifiée. De
plus, si l'on veut répondre aux questions des lecteurs, cela
demande du temps et de la disponibilité. Si telle situation est
plus facile pour un retraité, cela devient un véritable travail
pour celui qui doit assurer son pain quotidien.
C'est principalement pour cette raison que je suis contraint à
faire un cours "payant". Promis, si demain je suis plus
fortuné, je l'ouvrirai gratuitement !
J'ai eu la drôle de surprise de lire récemment dans un forum, une
question à mon propos de cours d'apiculture sur internet, demandant
si ce n'était pas une "arnaque"? . Cette personne ne fait
pas non plus partie des gens qui prendraient le temps d'envoyer un
petit mot de remerciement pour avoir apprécié un article.. ou bien
tout simplement de me passer un petit coup de fil.. En principe
quand il y a arnaque sur le web, vous n'avez pas ce genre de
renseignement vérifiable. Bien anonymement du reste, elle se
contente d'envoyer un croche-pattes.. Heureusement, tout sur
Internet n'est pas que de l'arnaque ! C'est aussi un excellent moyen
de parfaire ses connaissances et de découvrir. Rien n'oblige !
Malheureusement, le tout gratuit aujourd'hui n'est possible que par
l'entremise de personnes retraitées ou disposant de temps. Parfois,
quelques passionnés prennent le temps d'écrire.. c'est tout aussi
louable.
Pour ma part, c'est tout autre chose que je souhaite mettre en
ligne. Une sorte de livre qui s'écrit au fur et à mesure du
groupe, en fonction des sujets, des réactions, d'un savoir. Telle
est la "clientèle" que je vise, alors Bienvenue à
vous qui avez pris le temps de me lire jusqu'à la fin de cette page
quelque soit votre décision !

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