date de mise à jour :
21/10/2011
L'Apiculture, un loisir ou une profession ouverte
à tous
Bonjour et Bienvenue
sur notre site Web, L'apiculture depuis quelques années à bien
évolué. Elle se divise en trois catégories:
-
- L'apiculture amateur ou de loisir
-
- L'apiculture semi-professionnelle
-
- L'apiculture Professionnelle
-1/ L'apiculture amateur ou de loisir
C'est avant tout entrer dans un monde merveilleux
passionnant et fascinant. Je vous recommande très vivement du reste,
de vous imprégner du plus beau film en DVD sur les abeilles intitulé
"Le Berger des Abeilles" ainsi que le meilleur des livres de toute
la littérature apicole: La bible de l'apiculteur par le Traité
Rustica de l'Apiculture, film et livre que vous pouvez vous procurer
en cliquant ici. Ce type d'apiculture
convient à toute personne désireuse de s'occuper d'abeilles pour en
tirer un petit profit bien personnel: récolter leur surplus de miel.
Depuis 2010, la législation a subdivisé en 2 l'apiculture amateur en
distinguant: - L'apiculteur qui ne vend rien
mais produit et consomme uniquement pour lui-même et sa famille. Le
nombre de ruche autorisé est de 8 ou 9 ruches. Dans ce cas, les
formalités sont très réduites car elles consistent simplement en une
déclaration de détention de ruches auprès de la Chambre
d'agriculture de votre département. Celle-ci vous octroiera un
numéro d'identification nommé "NUMAGRIT" Ce numéro vous suivra aussi
longtemps que vous ferez de l'apiculture à moins que vous ne
changiez de statut ou abandonniez votre loisir. Cette démarche est
OBLIGATOIRE, même si les ruches sont dans votre propriété. Je vous
conseille du reste à en faire la déclaration à votre assureur dans
le cadre de votre responsabilité civile, on ne sait jamais.. les
accidents n'arrivent pas toujours que "chez les autres". En
principe, il n'y a pas de surprime et au cas où, vous pourriez
obtenir gratuitement une assurance en vous abonnant aux revues
professionnelles comme l'Abeille de France ou Abeille et fleurs.
Enfin, pour rester dans la partie "déclarative", chaque année, vous
avez l'obligation de déclaration de rucher. c'est une déclaration
que vous pouvez faire
en
ligne ici - L'apiculteur qui vend tout ou partie de sa
production personnelle. Quelque soit le nombre de ruches, il doit
demander à la chambre d'agriculture, une identification avec un n°
de SIRET. Il s'agit là d'un statut particulier à l'apiculture qui
vous autorise à ne vendre que vos propres produits. Vous n'êtes pas
autorisé à faire de l'achat revente comme dans le cadre d'une
entreprise commerciale. Il ne s'agit pas du reste d'un statut
d'entreprise commerciale mais une autorisation de vendre ce que
VOS Abeilles produisent. Si vous
souhaitez faire plus tard un marché local ou une foire de Noël par
exemple, ce numéro de Siret vous permettra de le faire alors qu'un
numéro NUMAGRIT vous l'interdira. Vous l'aurez compris, Qui dit
"vente" dit "rentrées d'argent" par conséquent, à partir d'un
certain nombre de ruches, vous devrez vous acquitter d'une
cotisation solidaire à la MSA (La Mutualité Sociale Agricole) et
vous aurez une déclaration fiscale forfaitaire à déclarer dans
"autres revenus" de votre feuille de déclaration annuelle. En effet,
le fisc français considère que le produit de vos rentrées
financières sont un revenu. Dans la réalité, il faut posséder un bon
nombre de ruches pour sentir passer l'adition par conséquent, que
cela ne vous dissuade pas d'entrer dans le jeu. Comme nous ne sommes
pas égaux devant l'impôt selon que nous habitions Nantes ou Monaco,
Brest ou Besançon, chaque département fixe le montant forfaitaire à
déclarer chaque année. Dès lors que vous entrez en apiculture
avec une identification Siret, je vous conseille vivement de vous
inscrire au GDSA (Groupement de défense Sanitaire Apicole) rattaché
à votre lieu de résidence. De toutes manières, vous obtiendrez tous
les renseignements nécessaires auprès de votre antenne de la chambre
d'agriculture attachée à votre lieu de résidence. En fin de
chaque année, vous aurez également à remplir un formulaire de
déclaration d'existence de vos ruchers (Cette déclaration peut être
faite en ligne également ici Surtout que cela ne vous décourage pas pour entrer de plain pied dans notre monde vraiment à part !
Une fois ces démarches accomplies, vous serez tranquille et surtout
en règle !
- L'apiculture
semi-professionnelle Il s'agit là d'une formule un peu
bâtarde qui débute à partir de 200 ruches et jusqu'à 399. En effet,
la MSA considère que vous n'êtes pas un pro en-dessous de 400 ruches
car vous ne pourrez pas vous sortir un salaire minimum constant.
Ce statut n'est néanmoins pas intéressant même si vous bénéficiez
d'un statut social (employé, retraité, chômeur etc..) En principe,
vous ne pourrez pas bénéficier d'un système d'imposition au réel car
il y a de fortes chances que votre chiffre d'affaires n'atteigne pas
le minimum requis. Cependant, ce statut, sous certaines
conditions vous ouvre un certain nombre d'aides agricoles
(reconversion professionnelle, droit à la formation, subventions
européennes etc..) Personnellement je le juge tout à fait inutile
et si vous restez dans le domaine des 200 ruches il vaut mieux
rester en amateur avec un numéro de Siret, ou bien carrément
franchir le pas en passant en apiculture professionnelle dont le
plancher est de 400 ruches. Je pense d'autant plus cela car tant
que vous êtes amateur, vous êtes donc en apiculture à titre
nominatif. Rien n'empêche votre conjoint de posséder légalement 199
ruches Vous aurez certes votre déclaration annuelle sur les revenus
mais vous n'entrez pas dans le monde des cotisations sociales, TVA ,
charges etc.. En contre partie, vous ne pouvez rien déduire de vos
frais de gestion, gas-oil, investissements etc.. Selon le
département où vous demeurez, il faut s'assoir et calculer pour
savoir si vous avez intérêt à rester dans ce statut ou passer du
coté des pros ou bien à l'inverse rester dans le domaine amateur.
Si vous souhaitez sauter à pieds joints dans ce monde demi-pro, cela
représente un certain investissement et requiert une bonne formation
à la base. Personnellement je vous déconseille un démarrage aussi
rapide quelque soient vos moyens. Comme je l'indique sur ce site et
l'explique en détail dans mon cours d'apiculture par internet, vous
devez impérativement avoir l'expérience de la conduite sans casse
d'un premier rucher sur une période minimum de 1 an. Franchir ce cap
et ne pas tenir compte de cette supplication, c'est aller d'avance
droit dans le mur ! Vous aurez peut-être la chance du débutant la
première année, mais la deuxième ou la troisième année, il y a fort
à parier que votre château de cartes ne s'effondre. D'autre pat,
il faut penser et réfléchir sérieusement à la distribution de votre
production et comment allez vous vous y prendre . Vente Directe ?
Ventes par les grossistes, GMS ? Encore une fois, il ne faut pas
rêver ! Si c'était aussi facile, tant d'apiculteurs ne renonceraient
pas chaque année en jetant l'éponge. Pour monter en puissance, il
faut 5 années et gare à ceux qui prendront les raccourcis !
- L'apiculture
Professionnelle : Peut-on vivre de l'apiculture aujourd'hui ? Bienvenue dans le monde des pros ! Vous
avez donc franchi toutes les différentes étapes du parcours du
combattant et vous maîtrisez parfaitement les différentes techniques
d'élevage tant des reines que des essaims. Vous avez de beaux
ruchers statiques dans lesquels vous réalisez votre élevage
d'essaims destinés au remplacement de ceux qi doivent être changés,
vous bénéficiez d'emplacements pour vos transhumances, avez acquis
le matériel d'apiculture pour la miellerie et l'équipement de logistique, ainsi que vos moyens de
déplacements: camion, remorque ou 4x4 remorque etc.. etc.. Si
l'apiculture était une activité relativement stable dans le monde
pro jusque dans les années 75, elle a profondément changé ! La
production moyenne de miel a été divisée pratiquement par deux alors
que le travail n'a pas suivi au prorata. Certes, il y a maintenant
d'excellents moyens mécaniques tant pour assurer les récoltes que
pour le travail en miellerie Mais les apiculteurs pro d'aujourd'hui
ont en plus à lutter contre les pesticides et les maladies de
abeilles. On s'entend à dire que le taux moyen de mortalité des
colonies en France est de l'ordre de 30% Quel salaire pour quel
labeur ? Certes, il ne faut pas compter son temps et pendant six ou
sept mois de l'année, on ne touche pas terre ! Tout juste le temps
de se prendre une douche le soir, manger un petit bout et se coucher
à point d'heure pour être debout dès le lever du jour le lendemain
matin. Alors bien sûr, on est en live avec la nature mais à quel
prix ? Seuls les plus accrochés maintiennent le cap. J'ai connu
plusieurs apiculteurs qui ont foncé tête baissée (je crois en faire
partie et c'est pour cette raison entre autres que j'ai ouvert ce
site internet) mais qui au bout de la 3ème année, on mis la clé sous
la porte. "Adieu veau, vaches cochons couvées disait la fable".
Avec les bouleversements climatiques, les abeilles ont de plus en
plus de mal à s'adapter et deviennent de plus en plus vulnérables.
Il faut par conséquent autre chose qu'une passion de débutant pour
embrasser le monde de l'Apiculture Professionnelle. Du reste, je
vous encourage si vous souhaitez vous lancer dans cette catégorie de
l'apiculture à répondre à mon petit questionnaire que vous trouverez ici
En
apiculture professionnelle, vous pourrez soit opter fiscalement pour
une imposition au forfait soit pour une imposition au réel. Dans
tous les cas, vous entrez dans le monde de l'entreprise agricole.
Les investissements en terme de matériel d'apiculture sont lourds.
Vous devrez certainement passer par une phase d'emprunts ?!
Quelle est la meilleure formule si tant est que l'une soit meilleure
que l'autre ? Seul l'établissement d'un bon business plan pourra
vous guider et vous éviter de commettre des erreurs. Ceci dit (et
tous les pros vous le confirmeront): c'est le plus beau métier du
monde ! Aujourd'hui, ce beau métier se mécanise et les
investissements sont lourds. Si un minimum de celui-ci n'est pas
réalisé, on est dans ce cas obligé de faire appel à de la main
d'œuvre. Malheureusement, avec les salaires et charges sociales, il
devient très difficile d'entrevoir des possibilités? Il faut par
conséquent augmenter considérablement le nombre de ruches avant
d'embaucher son premier salarié. Je pense pouvoir affirmer qu'il
faut pratiquement doubler le nombre minimum de colonies et passer de
400 à 800 ruches. Là, la passion va commencer à diminuer et les
règles du business vont entrer en action.
Existe-t-il une autre solution ? Je le pense, en affirmant
qu'il faut trouver "une niche" Une niche, c'est un créneau
spécifique, quelque chose de spécial. Par exemple, trouver le moyen
de valoriser ses ventes: Pour le miel ce sera peut-être dans la
qualité de sa spécificité pour ne pas être en concurrence avec des
miels d'importation, Vendre des essaims de qualité, vendre des
reines de sélection fécondées etc.. etc.. il faut trouver sa niche
Certes, il n'y aura pas de gros salaires à la clé mais je pense que
l'enjeu en vaut la chandelle. Je pense que si vous pouvez rester
salarié pendant 3 ans et prenez le temps de fonder votre future
activité sur des acquis solides (dont une bonne connaissance des
règles de base, de bons essaims dès le départ et des ruches qui
tiennent la route, il n'y a pas de raison valable d'échouage. Ainsi,
vous vous donnez les moyens de votre montée en puissance qui,
elle-même, confortera votre expérience. Souvenez-vous de mon
conseil: Vous gagnerez des années en venant vous former dès que
possible à l'apiculture. Commencez par un de mes stages de
formation apicole de début de
saison !
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